Liberté individuelleRamadan: À Casablanca, une trentaine de personnes arrêtées dans un café
Pas moins d'une trentaine de personnes ont été arrêtées ce mercredi 27 avril dans un café du quartier Gauthier à Casablanca, sur le Boulevard Anfa, apprend-on de sources médiatiques. Une descente des éléments de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a eu lieu dans l'établissement, filmée par plusieurs médias sur place.
Selon les premiers éléments diffusés par ces médias, aux personnes arrêtées, on reproche de s'être attablées à l'intérieur du café et d'avoir rompu le jeûne durant ce mois de Ramadan. Des riverains interrogés par les médias confirment l'information. Les vidéos diffusées montrent des dizaines de jeunes embarqués, devant les caméras et à visages découverts pour la plupart, dans des voitures de police.
Il s'agit de la première opération de ce genre, médiatisée, durant ce mois de Ramadan.
Pour rappel, l'article 222 du Code pénal punit d'un à six mois de prison et d'une amende de 200 à 500 dirhams quiconque « notoirement connu pour son appartenance à la religion musulmane, rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le temps du ramadan, sans motif admis par cette religion ».
Plusieurs associations de défense des droits humains et des libertés individuelles avaient appelé ces dernières années à réformer l'article en question. En 2019, un groupe Facebook avait été lancé, portant le nom de Masaymich, et appelant à respecter le droit des personnes ne jeûnant pas à pouvoir se nourrir publiquement. Dix ans auparavant, et depuis sa création en 2009, le Mouvement alternatif des libertés individuelles (MALI) a été le premier à demander l'abrogation de l'article 222.
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LE POINT A 13 H

