PourparlersMaroc-Espagne : pas de transfert par une « porte dérobée » du contrôle de l’espace aérien du Sahara
En mars 2023, Pedro Sánchez avait officiellement reconnu le début des pourparlers pour le transfert de la gestion de l’espace aérien du Sahara au Maroc. Un an plus tôt, à l’occasion de leur réconciliation diplomatique, l’Espagne et le Maroc s’étaient engagés à entamer les débats. Le point figurait sur la feuille de route établie entre les deux pays.
Cependant, des sources gouvernementales espagnoles consultées par la presse ibère assurent qu'il n'y a pas eu de progrès dans les négociations en cours sur cette question, jusqu'à présent l’espace aérien saharien demeure géré depuis les îles Canaries, alors que certaines parties politiques en Espagne évoquent un accord « déguisé » imminent qui aboutirait à une forme de cogestion.
Dans une question au gouvernement espagnol, Javier Armas, sénateur de l'Agrupación Herrereña Independiente citait récemment « des sources très fiables du secteur aérien » prêtent à Madrid l’intention « de céder la fourniture de services de navigation aérienne (ATS) dans l'espace aérien du Sahara occidental au Maroc » au prétexte que légalement, cet espace aérien confié à l’Espagne ne sera pas transféré, mais seulement « la fourniture du service ATS ».
« Si cela se confirmait, l'Espagne céderait tout au Maroc par une porte dérobée, en termes très clairs », dénonçait le sénateur. « Selon nos sources à la crédibilité totale, le transfert à d'autres fournisseurs étrangers de services ATS ne s'effectue que dans de petits espaces pour des raisons de trafic ou d'échange de contrôle afin de ne pas modifier l'itinéraire et ce n'est pas ce que l'Espagne envisage de faire avec le Maroc », ajoutait-t-il.
Le ministère des Affaires étrangères espagnol dirigé par le socialiste José Manuel Albares s’est limité à signaler que « pour le moment, aucune nouvelle n’est à transmettre ». Des sources d’Enaire, la direction de la navigation aérienne espagnole, assurent qu'« elle ne prend aucune mesure et ne participe à aucune conversation pour le transfert des services de navigation aérienne (ATS) dans l'espace aérien du Sahara occidental au Maroc ». « La politique étrangère n'est pas de la responsabilité d'Enaire. De plus, nous n'avons aucune preuve que ce prétendu transfert soit autre chose qu'une rumeur récurrente », a ajouté l'organisation au journal El Independiente.
A Rabat, aucun commentaire n’est donné sur l’avancée des pourparlers sur cette question.
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LE POINT A 13 H

