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MinesAya Gold & Silver publie une étude préliminaire solide sur son site de Boumadine

05.11.2025 à 03 H 09 • Mis à jour le 05.11.2025 à 03 H 09 • Temps de lecture : 5 minutes
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Des mines de forages au Maroc exploités par Aya Gold & Silver
Aya Gold & Silver a dévoilé les résultats de l’étude économique préliminaire (PEA) de son projet Boumadine, dans la région d’Errachidia. Le document confirme la solidité financière et technique du gisement, avec un investissement initial mesuré, un rendement interne supérieur à 45 % et un retour sur capital en à peine deux ans, plaçant le Maroc au cœur de la nouvelle stratégie de croissance du groupe minier canadien

Le 4 novembre, la société minière Aya Gold &  Silver Inc. a publié les résultats de l’étude économique préliminaire (PEA) de son projet Boumadine, situé dans la province d’Errachidia, à quelque 220 kilomètres à l’est de Ouarzazate. Cette étude, réalisée conformément à la norme canadienne NI 43-101 par Lycopodium Minerals Canada et WSP Canada, révèle un projet à haute rentabilité, à retour sur investissement rapide et à profil de capital particulièrement efficient, confirmant le positionnement du Maroc comme pôle minier d’envergure.


Près de 450 M $ sur 11 ans d’exploitation

Le projet Boumadine, qui couvre 339 km² de concession minière et plus de 600 km² supplémentaires sous permis d’exploration, s’impose comme l’un des plus prometteurs du portefeuille d’Aya. L’étude prévoit une durée de vie de mine de 11,1 ans pour un investissement initial de 446 millions de dollars (M $), incluant une contingence de 96 millions. Sur cette période, la production moyenne atteindrait 328 000 onces équivalent or par an, avec un pic à 401 000 onces au cours des cinq premières années. En équivalent argent, cela représente environ 37,5 millions d’onces sur la première phase et 30,6 millions sur l’ensemble du cycle d’exploitation.


Les indicateurs économiques témoignent d’un équilibre rare entre ambition industrielle et prudence financière. La valeur nette actualisée après impôts (NPV à 5 %) ressort à 1,5 milliard de dollars, avec un taux de rentabilité interne de 47 % et un délai de remboursement de seulement 2,1 ans. Dans un scénario fondé sur les prix actuels de l’or et de l’argent, l’actualisation grimpe à 3 milliards de dollars, pour un rendement de 77 % et un pay-back de 1,2 an. Les coûts d’exploitation restent compétitifs, avec un cash cost estimé à 928 dollars par once équivalent or et un coût global (AISC) de 1 021 dollars.


Des ressources de 5 millions de tonnes

Sur le plan technique, Boumadine combine exploitation à ciel ouvert et minage souterrain. L’usine de traitement, conçue pour une capacité de 8 000 tonnes par jour, s’appuiera sur un procédé de flottation. Les teneurs moyennes atteindraient 4,76 grammes d’or équivalent par tonne au cours des cinq premières années, avant de s’établir à 3,85 grammes sur la durée de vie de la mine. Les récupérations métallurgiques prévues sont remarquables : 96 % pour l’or et l’argent, 75 % pour le zinc et 82 % pour le plomb. L’ensemble sera soutenu par des infrastructures conformes aux standards internationaux, notamment une digue de confinement des résidus miniers sur 70 hectares et une ligne électrique de 72 kilomètres connectée au réseau national de l’ONEE.


Le potentiel géologique du site reste considérable. Les ressources indiquées s’élèvent à plus de 5 millions de tonnes à une teneur moyenne de 2,78 g/t équivalent or, tandis que les ressources inférées dépassent 29 millions de tonnes à 2,11 g/t. Les zones de Boumadine Main Trend, Tizi et Imariren demeurent ouvertes, et la découverte récente du corridor Asirem, long de 8 kilomètres, ouvre de nouvelles perspectives d’expansion. Aya a déjà lancé un programme de forage de 140 000 mètres, qui sera étendu à 360 000 mètres au cours des deux prochaines années afin de convertir les ressources inférées en indiquées et d’enrichir la base de données géologique.


Une vitrine minière nationale

Pour le Maroc, ce projet constitue une vitrine du potentiel minier national et du savoir-faire technique qui se développe dans le Royaume. La société dispose d’une licence minière complète, limitant les risques administratifs, et prévoit de finaliser d’ici 2027 une étude de faisabilité détaillée et une évaluation environnementale et sociale complète. Le projet devrait générer des retombées significatives pour la région d’Errachidia en matière d’emplois directs, de développement d’infrastructures et de transfert de compétences.


Aya souligne toutefois que cette étude demeure préliminaire et repose sur des ressources encore partiellement inférées, ce qui implique un degré de spéculation inhérent à cette phase du développement. Les aléas de prix des métaux, de change, d’énergie ou encore de logistique pourraient influencer la rentabilité finale. Mais dans l’état actuel des données, Boumadine se distingue par un profil de risque maîtrisé et une rentabilité potentielle parmi les plus élevées du secteur.


Avec un investissement mesuré, un retour rapide sur capital et un potentiel d’expansion important, Boumadine s’impose comme un jalon majeur dans la stratégie de croissance d’Aya Gold &  Silver. Pour le Maroc, il s’agit d’un projet-phare capable de renforcer la crédibilité de sa filière minière sur la scène internationale, à la croisée de la modernisation industrielle et de la valorisation durable de ses ressources naturelles.

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