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Zouhair Chorfi, président de L’Autorité nationale de régulation de l’électricité (ANRE).

n°1168.Électricité verte : l’ANRE détaille les tarifs de rachat de l’énergie excédentaire à partir de mars 2026

20.02.2026 à 07 H 17 • Mis à jour le 23.02.2026 à 11 H 27 • Temps de lecture : 3 minutes
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L’Autorité nationale de régulation de l’électricité (ANRE) fixe, pour la première fois, les tarifs de rachat de l’électricité renouvelable excédentaire injectée dans le réseau national. Ce nouveau cadre, applicable à partir de mars 2026, vise à sécuriser les investissements, encourager le développement des énergies renouvelables et structurer les relations entre producteurs et gestionnaires de réseaux. Les détails

L’Autorité nationale de régulation de l’électricité (ANRE) vient de fixer les tarifs applicables à l’électricité excédentaire produite à partir de sources renouvelables et injectée dans le réseau national. Cette décision encadre la rémunération des producteurs et autoproduceurs, dans le cadre des lois sur les énergies renouvelables et l’autoproduction, afin de favoriser le développement de l’énergie verte tout en garantissant un cadre transparent et stable.


L'ANRE établit de ce fait les modalités de rémunération de l’électricité excédentaire injectée dans le réseau national par les producteurs d’énergie renouvelable et les autoproduceurs, conformément aux lois n° 13-09 et n° 82-21. Elle vise à encadrer les relations contractuelles entre les exploitants et les gestionnaires de réseaux, dans le respect des principes de transparence et de non-discrimination.


Un tarif différencié selon les heures de production

Le tarif fixé distingue deux plages horaires. L’électricité injectée hors heures de pointe sera rémunérée à 18 centimes de dirham par kilowattheure (cDH/kWh), tandis que celle injectée durant les heures de pointe bénéficiera d’un tarif plus élevé, fixé à 21 cDH/kWh, afin de valoriser la production pendant les périodes de forte demande. Ce dispositif s’applique aux installations raccordées aux réseaux de moyenne, haute ou très haute tension.


Toutefois, ce mécanisme ne concerne que l’électricité excédentaire dans la limite de 20 % de la production annuelle totale de l’installation. Au-delà de ce plafond, l’énergie produite ne pourra pas bénéficier du tarif de rachat réglementé. Le paiement de cette énergie excédentaire sera effectué mensuellement, sur la base des volumes injectés dans le réseau, avec un système de régularisation annuelle.


La période de régulation fixée par l’ANRE s’étendra du 1er mars 2026 au 28 février 2027, sans mécanisme d’ajustement automatique lié à l’inflation durant cette première phase. Le tarif pourra toutefois être révisé ultérieurement, notamment pour tenir compte de l’évolution des coûts de production et des avancées technologiques dans le secteur.


La décision introduit également des règles strictes de comptage et de facturation. Les installations devront disposer de compteurs permettant de mesurer séparément l’énergie autoconsommée et l’énergie injectée dans le réseau. Pour les autoproduceurs multisites, des mécanismes spécifiques permettront de suivre et répartir les flux d’électricité entre les différents points de consommation.


Avec ce nouveau cadre tarifaire, le régulateur entend lever une incertitude majeure pour les investisseurs et les industriels souhaitant développer des capacités de production d’énergie renouvelable. Cette décision s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique, tout en favorisant l’émergence d’un marché plus ouvert, transparent et compétitif pour la production d’électricité verte.

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