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Le bloc notes de la rédaction

Musique

L’art Gnaoua déclaré patrimoine culturel immatériel de l’humanité

12.12.2019 à 22 H 41 • Mis à jour le 12.12.2019 à 22 H 48
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L’art Gnaoua a été inscrit, jeudi à Bogotá, par le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) à la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. « Une grande victoire pour le Maroc, pour les Gnaoua et pour tous les amoureux de la Tagnaouite à travers le monde », a déclaré Neila Tazi, productrice du Festival Gnaoua et Musiques du Monde

La candidature de l’art Gnaoua a été approuvée lors de la 14è session annuelle du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco qui tient ses travaux du 09 au 14 décembre dans la capitale colombienne en présence de plus de 124 pays, dont le Maroc.


Suite à la validation de la candidature marocaine, l’art Gnaoua vient s’ajouter à sept autres éléments du patrimoine national déjà inscrits sur cette liste, en l’occurrence « L’espace culturel de la place Jemaa el-Fna », « Le Moussem de Tan-Tan », « La diète méditerranéenne », « La fauconnerie », « Le festival des cerises de Sefrou », « Les pratiques et savoir-faire liés à l’arganier » et « La Taskiwin », danse martiale du Haut-Atlas occidental classée comme « nécessitant une sauvegarde urgente ».

 

La Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité qui compte à ce jour 429 éléments inscrits, vise à assurer une plus grande visibilité aux pratiques culturelles et aux savoir-faire portés par les communautés.



Dans une allocution de circonstance prononcée à cette occasion, l’ambassadeur du Maroc en Colombie, Farida Loudaya, a exprimé la profonde gratitude du Royaume pour la décision de l’Unesco, ajoutant que l’entrée de cet art ancestral sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité est accueillie avec une immense joie au Maroc.


« Cette consécration constitue une grande reconnaissance au Royaume du Maroc et au Roi Mohammed VI, qui a constamment érigé la culture comme composante principale de l’identité de la Nation et de son authenticité », a dit Loudaya, ajoutant que la décision du Comité de l’Unesco est un hommage à la richesse du patrimoine culturel et à l’art Gnaoua, symbole de la diversité culturelle et ethnique du Royaume.



L’art Gnaoua, qui a conféré une véritable dynamique à la scène artistique nationale, a acquis une renommée internationale grâce aux fusions de cette musique spirituelle avec d’autres genres musicaux étrangers tels que le blues, le jazz et le reggae, s’est félicitée la diplomate marocaine, rappelant le rôle majeur que joue le Festival international de la musique Gnaoua et Musiques du monde d’Essaouira dans la promotion de cet art ancestral, populaire et mystique.


Quant au conservateur du patrimoine au ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Abdessalam Amarir, qui représente le Maroc à cette réunion, il a salué la décision de l’Unesco, qualifiant l’art Gnaoua de « pont artistique » entre le Maroc et son prolongement africain.


Pour sa part, Neila Tazi, Productrice du Festival Gnaoua et Musiques du Monde et présidente déléguée de l’Association Yerma Gnaoua, s’est dite « profondément émue, heureuse et fière » suite à la décision favorable du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.


« Cette journée est une grande victoire pour le Maroc, pour les Gnaoua et pour tous les amoureux de la Tagnaouite à travers le monde », a-t-elle indiqué dans une déclaration à la MAP, ajoutant : « Nous sommes aujourd’hui des centaines de milliers à avoir soutenu et défendu cette culture ancestrale, ouverte sur toutes les cultures du monde ».



Aux yeux de Tazi, la décision du Comité de l’Unesco est une « consécration pour les Gnaoua et pour tous ceux qui ont œuvré afin de les mettre en lumière et leur restituer leur dignité ». « Aujourd’hui, nous inaugurons un nouveau chapitre de cette belle aventure. Notre défi porte désormais un nom : transmission et pérennité », a-t-elle dit.



Pour sa part, maâlem Abdeslam Alikan, en sa qualité de président de l’association Yerma Gnaoua pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine Gnaoui, a salué, dans une déclaration à la MAP, l’inscription de l’art Gnaoua sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, précisant que cette consécration vient couronner les efforts déployés depuis plusieurs années pour faire inscrire cet art séculaire sur la liste de l’Unesco.



La décision de l’Unesco d’inclure l’art Gnaoua dans sa liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité constitue un hommage et une reconnaissance au rôle que jouent les artistes gnaouis dans la préservation et l’enrichissement de ce patrimoine culturel et artistique marocain, a ajouté le directeur artistique du Festival Gnaoua et Musiques du Monde.


Pour célébrer l’inscription de l’art Gnaoua sur la liste de l’Unesco, la troupe de maâlem Abdeslam Alikane, venue spécialement d’Essaouira pour cet événement, a livré une belle prestation puisant dans le riche répertoire de la musique gnaouie, plongeant l’assistance dans une ambiance à la fois festive et mystique.



Aux sons des crotales, du guembri et du tambour, les membres de la troupe gnaouie ont exécuté des chants et des danses sublimes reflétant le charme et la magie de cet art ancestral qui fait la renommée du Royaume sur la scène artistique mondiale.


Les membres du comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et des délégués des pays participants à cette réunion ont été émerveillés par les sonorités sublimes et exaltantes de la troupe de maâlem Abdeslam Alikan qui a interprété des chants emblématiques de l’art gnaoui.

Par MAP
Le Desk Culture