Le 22 juillet, Nadia Fettah a présenté devant le Conseil de gouvernement l'exécution de la loi de finances 2026 et la programmation budgétaire triennale 2027-2029. Le déficit du premier semestre s'établit à 24 milliards de dirhams (MMDH), en amélioration de 6,9 MMDH sur un an. La conclusion est optimiste : « la poursuite de cette dynamique au cours du second semestre, conjuguée à un suivi rigoureux de l'évolution des dépenses, devrait permettre de maintenir le déficit budgétaire à 3 % du PIB ».
Une ligne du même document accompagnant les recettes ordinaires, mérite d'être rapprochée de cette phrase : « un montant de 10 MMDH a été mobilisé au titre des financements innovants ». Le lendemain, la Direction du Trésor publiait la situation des charges et ressources du Trésor à fin juin, qui donne le chiffre exact : 9 941 millions de dirhams (MDH) et, surtout, le montant programmé pour l'année : 20 MMDH
Un an plus tôt, le dispositif avait rapporté 40,1 MMDH.
Le second semestre qui manque
Le calendrier de ces encaissements est la clé, et il est rarement regardé.
En 2025, la situation du Trésor à fin juin ne recensait que 1 024 MDH au titre des mécanismes innovants. La note de présentation du projet de loi de finances 2026, publiée le 20 octobre, indiquait un cumul de « près de 111 MMDH depuis 2019 à fin août 2025 » à comparer aux 109,7 MMDH atteints à fin 2024 selon la série de Bank Al-Maghrib. Sur les huit premiers mois de 2025, un peu plus d'un milliard avait donc été encaissé. L'exercice s'est refermé sur 40,1 MMDH : près de 97 % du rendement annuel est tombé au cours des quatre derniers mois, c'est-à-dire au moment précis où se joue l'atteinte de la cible de déficit.
Abonnez-vous pour continuer la lecture
à partir de 40 dh par mois
(facturé annuellement)
Choisir une offre
