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IDH: Le Maroc recule dans le classement du PNUD mais progresse en matière d’égalité des sexes

13.09.2022 à 15 H 25 • Mis à jour le 13.09.2022 à 15 H 25 • Temps de lecture : 5 minutes
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Selon le rapport du PNUD 2021/2022 le Maroc a perdu deux places au niveau du classement mondial en matière de développent humain. Il se classe ainsi à la 123ème position, derrière ses 3 voisins de l’Union du Maghreb Arabe : l’Algérie, la Tunisie et la Libye. Les détails

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a publié jeudi dernier son rapport sur le développement humain 2021/2022 intitulé « Temps incertains, vies bouleversées : façonner notre avenir dans un monde en mutation ».


Ce rapport s’est basé dans son classement sur un certain nombre de sous-indicateurs principalement liés au revenu moyen, à l’éducation et aux mesures de santé, en plus de l’augmentation du revenu national brut par habitant pour les hommes et les femmes.


Il en ressort que plus de 90 % des pays dans le monde ont connu des revers en matière de développement humain (espérance de vie, éducation, revenus…). C’est d’ailleurs pour la deuxième année consécutive que l’indice de développement humain recule dans le monde.


Le Maroc se classe en 2021 à la 123ème place sur 191 pays, avec un score de 0,683 point, se plaçant dans la tranche des pays à « développement humain moyen », derrière l’Algérie (91ème), le Tunisie (97ème) et la Libye (104ème). Il perd ainsi deux places par rapport au classement de 2020.

 

« La valeur de l’indice mondial de développement humain a baissé deux ans de suite, effaçant les gains obtenus au cours des cinq dernières années précédentes », explique le rapport, pointant du doigt la pandémie du Covid-19 et la guerre en Ukraine comme principaux éléments perturbateurs, en plus des transformations sociales et économiques radicales, des changements planétaires et des augmentations massives de la polarisation.


Ainsi, le rapport recommande de mettre en œuvre des politiques axées sur « l'investissement — des énergies renouvelables à la préparation aux pandémies — et sur l'assurance — notamment la protection sociale », afin de préparer les sociétés aux imprévus qui peuvent se présenter  et leur permettre de mieux les surmonter.


Des progrès significatifs en matière d'égalité des sexes

Dans l’indice d’inégalité entre les sexes, le Maroc se classe au 104ème rang mondial, avec un score de 0,425, derrière la Tunisie et la Libye qui se positionnent au 61ème rang mondial.


L’espérance de vie au Maroc est passée à 76,7 ans pour les femmes contre 71,9 ans pour les hommes. Quant à la durée moyenne de scolarisation, elle est de 5 ans seulement chez les femmes contre 6,9 ans pour les hommes, révèle le rapport du PNUD, précisant que la durée attendue de scolarisation pour les femmes est de 13,9 ans et de 14,4 ans pour les hommes.


IDH Gender Maroc PNUDIDH: Le Maroc progresse en matière d'égalité des sexes. Source: PNUD. Infographie: Mohamed Mhannaoui/ Le Desk


Quant au revenu national brut par habitant, il s’élève, selon le rapport, à seulement 3 194 dollars pour les femmes contre 11 365 dollars pour les hommes.


Par ailleurs, le pourcentage de la population ayant une éducation secondaire et âgée de plus de 25 ans, atteint 37,1 % pour les hommes et 30,9 % pour les femmes. Toutefois, l’indice d’activité marque un grand écart entre les hommes et les femmes. Il atteint 66 % chez les hommes contre 22 % pour les femmes.


Le Maroc fait partie, néanmoins, du Top 10 des pays ayant enregistré des progrès en matière d'égalité des sexes et d'autonomisation des femmes entre 2010-2014 et 2017-2022, contrairement à plusieurs pays ayant connu des inversions, notamment la Tunisie.


IDH Maroc Gender PNUDLe Maroc dans le Top 10 mondial en matière de progression vers l'égalité des sexes. Source: PNUD. Infographie: Mohamed Mhannaoui / Le Desk

Consolidation des fondements de l'État social

A l’occasion du discours du Trône du 29 juillet 2020, le Roi avait appelé au lancement du chantier de la généralisation de la couverture sociale .


« La généralisation de la protection sociale aura un impact direct et tangible en matière d’amélioration des conditions de vie des Marocains et de préservation de leur dignité, ainsi que pour la construction de l’État social, voulu par le Roi », avait rappelé le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, lors d’une rencontre ministérielle consacrée au suivi du chantier de la généralisation de l’assurance maladie obligatoire.


Cette « réforme d’envergure » passera par une refonte du cadre législatif et réglementaire, la mise à niveau des structures hospitalières et l’organisation de la filière de soins, et la réforme des systèmes et programmes sociaux déjà en place, notamment à travers l’opérationnalisation du Registre social unifié (RSU).


Le déploiement progressif de ce chantier porte actuellement sur la généralisation de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) et des Allocations Familiales (AF) à tous les ménages et ce, jusqu’en 2023. La période 2024-2025 sera, quant à elle, dédiée à la généralisation de la retraite et de l’indemnité pour perte d’emploi (IPE) au profit de la population active.


S’agissant de la promotion de l’emploi, le programme « Awrach » a pour objectif d'insuffler une nouvelle dynamique à l’employabilité au Maroc, prévoyant la création de 250 000 opportunités d’emploi. Il a d'ailleurs permis, jusqu’en juin de cette année, la création de 30 000 emplois. Le programme « Awrach » se base aussi sur l’approche genre pour intégrer les femmes de la société dans le marché de l’emploi.


Par ailleurs, le programme « Forsa », destiné au soutien à l’entrepreneuriat, a pour objectif de financer au minimum de 10 000 projets en 2022. Comme nous le rapportions en septembre, les commissions régionales de financement du programme « Forsa » ont approuvé le financement de 452 projets portant, entre autres, sur l’agriculture, l’agroalimentaire, le commerce, le tourisme et le textile. Rappelons que les femmes porteuses de projets représentent 20 % des projets sélectionnés.


En matière d'éducation, dans le cadre du Grand Oral du chef du gouvernement qui s'est tenu le 6 juillet dernier, Aziz Akhannouch a fait savoir que le gouvernement œuvre pour la généralisation et la qualité de l'enseignement préscolaire, signant trois conventions qui visent à augmenter le taux de scolarisation en préscolaire et lutter contre l'abandon, en particulier dans les zones rurales et semi-urbaines.


Comme nous le rapportions précédemment, près de 26 000 classes ont été aménagées dans les établissements de l'enseignement public primaire, dont 18 000 en milieu rural, afin d'accueillir près de 525 000 enfants, avec une hausse de 14 % (63 % en milieu rural).


Quelques 26 000 enseignants ont été mobilisés pour la réussite de ce chantier, dont 8400 nouvellement formés dans le cadre du partenariat unissant le ministère et la Fondation marocaine pour la promotion de l'enseignement.


Un programme national de soutien scolaire visant à lutter contre le décrochage scolaire a également été lancé à travers des plans régionaux et provinciaux de soutien. Par ailleurs, Akhannouch a indiqué que le gouvernement vise à généraliser l'accès à internet dans 90 % des écoles.

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