C’est une véritable bombe à retardement. Durant l’année 2025, les cours des matières premières ont connu une évolution majeure sur les principales bourses mondiales. Le Maroc, massivement importateur, encaisse le choc de plein fouet. Mais ce ne sont pas les finances de l’État qui trinquent en premier : ce sont les entreprises titulaires de marchés publics passés avec l’État et les établissements publics, prises en étau entre des contrats signés à des prix désormais obsolètes et un cadre réglementaire qui refuse de suivre la réalité économique. La question se pose avec acuité : comment sont supportés les coûts de cet impact dans le cadre des marchés publics ?
Des chiffres qui donnent le vertige
La fin d’année 2025 et le début 2026 ont été marqués par une augmentation significative des cours des principales matières premières entrant dans la composition des marchés publics, spécialement dans le BTP. Les données parlent d’elles-mêmes.
Entre janvier 2025 et janvier 2026, le cours du cuivre a bondi de 45 %. L’aluminium a progressé de 22 %. L’acier, pourtant réputé plus stable, affiche +6 %. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les courbes d’évolution des cours mensuels moyens du cuivre, de l’aluminium et de l’acier (en dollars/tonne) illustrent cette flambée (voir graphiques).
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