Confronté à une dépendance alimentaire croissante, le Maroc voit aujourd’hui vaciller l’un des piliers de son modèle agroalimentaire : la filière meunière. Alors que les sécheresses successives réduisent les récoltes de céréales, augmentant de façon mécanique les volumes importés, le Conseil de la concurrence s’est penché sur l’état de ce secteur stratégique. Son avis, consulté par Le Desk, dresse un constat sans appel : déséquilibré, l’appareil meunier national compromet la sécurité alimentaire du pays.
Au-delà des volumes produits, le Conseil rappelle que « les minoteries peinent encore à s’approvisionner localement en matières premières répondant aux standards de qualité requis », précisant que ce déficit n’est pas conjoncturel, mais « le reflet de défaillances structurelles ». Faute de blé national en quantité et en qualité suffisantes, l’industrie meunière se retrouve ainsi durablement dépendante des importations.
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