n°1216.Sahara : Alger mise encore sur ses terres rares pour tenter de peser à Washington
Poignée de main appuyée, sourires convenus. La photographie diffusée vendredi 17 avril sur le compte X de Massad Boulos, prise à Antalya en marge du cinquième Forum diplomatique turc, placé cette année sous le thème « Façonner l'avenir et faire face aux incertitudes », officialise le premier contact de haut niveau depuis plusieurs mois entre le conseiller du président Trump pour les Affaires arabes et africaines et le chef de la diplomatie algérienne, Ahmed Attaf. C'est aussi le premier échange de ce rang depuis la relance, en janvier, des pourparlers quadripartites sur le Sahara. Mais l'essentiel tient dans ce que Boulos a choisi de dire, et surtout d'esquiver, à l'issue de la rencontre.
Deux communiqués qui trahissent un déséquilibre
Côté américain, Boulos évoque une « réunion productive » et concentre son compte rendu sur trois registres strictement économiques et sécuritaires : les ressources algériennes en gaz non conventionnel, les opportunités offertes aux entreprises américaines dans le secteur des minéraux critiques, et l'approfondissement de la coopération antiterroriste. Il mentionne, de façon vague, des « questions régionales d'intérêt mutuel, en particulier divers conflits et crises humanitaires », sans jamais prononcer le mot « Sahara ».
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