EP. 13
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n°1169.Sahara : le défi des résistances internes en Algérie et au sein du Polisario
Les pourparlers démarrés à Madrid, et dont un nouveau round est prévu à Washington les 23 et 24 février, marquent une avancée diplomatique notable, mais la perspective d'un règlement du conflit du Sahara se heurte à des obstacles au sein du camp algéro-polisarien. Si la diplomatie américaine a réussi à ramener les parties autour de la table pour la première fois depuis 2018, les résistances internes en Algérie et au sein du Polisario pourraient compromettre toute issue négociée, estime une analyse d'Oxford Economics.
Un appareil militaire algérien hostile au Maroc
Le principal frein à un compromis réside dans l'architecture même du pouvoir algérien. L'establishment militaire, colonne vertébrale du régime depuis l'indépendance, a érigé l'opposition au Maroc en doctrine quasi existentielle. Cette posture ne relève pas d'une simple rivalité géopolitique conjoncturelle : elle s'est institutionnalisée au fil des décennies, façonnant les carrières, les budgets et les discours.
Les mesures prises par Alger depuis 2021 illustrent la profondeur de cette hostilité. Le 24 août 2021, l'Algérie a rompu unilatéralement ses relations diplomatiques avec le Maroc, invoquant des « actes hostiles incessants » de Rabat, sans jamais fournir de preuves tangibles. Moins d'un mois plus tard, le 22 septembre 2021, le Haut Conseil de sécurité algérien décidait la fermeture « immédiate » de l'espace aérien à tous les avions civils et militaires marocains. L'escalade s'est poursuivie avec l'arrêt du gazoduc Maghreb-Europe le 31 octobre 2021, privant le Maroc de près d'un milliard de mètres cubes de gaz annuels, une décision qui a également affecté l'Espagne et le Portugal.
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