S'abonner
Se connecter
logo du site ledesk
En clair
Des éléments armés du Polisario dans la zone de Guerguerat, au-delà du mur de défense marocain, le 17 octobre 2016.
Épisode suivant
SÉRIE EP. 13

n°1169.Sahara : le défi des résistances internes en Algérie et au sein du Polisario

23.02.2026 à 08 H 01 • Mis à jour le 14.03.2026 à 00 H 36 • Temps de lecture : 9 minutes
Par
Les pourparlers qui reprennent à Washington ce 23 février ont relancé la perspective d'un règlement du conflit régional du Sahara. Mais en Algérie comme au sein du Polisario, les partisans d'un compromis devront affronter des forces récalcitrantes, forgées par des décennies d'hostilité, qui n'ont aucun intérêt à voir le processus aboutir

Les pourparlers démarrés à Madrid, et dont un nouveau round est prévu à Washington les 23 et 24 février, marquent une avancée diplomatique notable, mais la perspective d'un règlement du conflit du Sahara se heurte à des obstacles au sein du camp algéro-polisarien. Si la diplomatie américaine a réussi à ramener les parties autour de la table pour la première fois depuis 2018, les résistances internes en Algérie et au sein du Polisario pourraient compromettre toute issue négociée, estime une analyse d'Oxford Economics.


Un appareil militaire algérien hostile au Maroc

Le principal frein à un compromis réside dans l'architecture même du pouvoir algérien. L'establishment militaire, colonne vertébrale du régime depuis l'indépendance, a érigé l'opposition au Maroc en doctrine quasi existentielle. Cette posture ne relève pas d'une simple rivalité géopolitique conjoncturelle : elle s'est institutionnalisée au fil des décennies, façonnant les carrières, les budgets et les discours.


Les mesures prises par Alger depuis 2021 illustrent la profondeur de cette hostilité. Le 24 août 2021, l'Algérie a rompu unilatéralement ses relations diplomatiques avec le Maroc, invoquant des « actes hostiles incessants  » de Rabat, sans jamais fournir de preuves tangibles. Moins d'un mois plus tard, le 22 septembre 2021, le Haut Conseil de sécurité algérien décidait la fermeture « immédiate  » de l'espace aérien à tous les avions civils et militaires marocains. L'escalade s'est poursuivie avec l'arrêt du gazoduc Maghreb-Europe le 31 octobre 2021, privant le Maroc de près d'un milliard de mètres cubes de gaz annuels, une décision qui a également affecté l'Espagne et le Portugal.


Abonnez-vous pour continuer la lecture

à partir de 40 dh par mois

(facturé annuellement)

Choisir une offre
Par
Le Desk En clair