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Polémique
Conflit d’intérêts : A Rabat, le PJD et l’AFG demandent l’éviction d’Asmaa Rhlalou

05.11.2021 à 16 H 16 • Mis à jour le 05.11.2021 à 16 H 16
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Par le biais d’une lettre conjointe adressée au wali de la région de Rabat-Salé-Kénitra, des élus du conseil communal de Rabat, appartenant au parti de la justice et du développement (PJD) et à l’Alliance de la Fédération de la Gauche (AFG, ex-FDG), ont déposé une demande afin de « limoger » Asmaa Rhlalou, l’actuelle présidente du Conseil communal de Rabat.


Pour rappel, Asmaa Rhlalou, fraichement élue à la tête du conseil de la ville de Rabat, s’était retrouvée le 28 octobre dernier au coeur d’une polémique, après avoir désigné son mari Saâd Benmbarek comme avocat pour la défense au recours introduit par Farouk El Mehdaoui, un élu de l’AFG qui contestait auprès du Tribunal administratif de Rabat sa mise à l’écart de la présidence d’une commission.


Dans leur lettre conjointe, rendue publique ce vendredi par l’AFG sur ses réseaux sociaux, les élus des deux partis estiment qu’en désignant son mari comme avocat, Asmaa Rhlalou s’est rendue coupable de conflit d’intérêt et « violait les dispositions de l’article 65 de la loi organique relative aux communes », qui dispose qu’il est interdit à tout membre de la commune « d’exercer, de manière générale, toute activité pouvant conduire à un conflit d’intérêts, soit à titre personnel, soit comme actionnaire ou mandataire d’autrui, soit au bénéfice de son conjoint, ses ascendants ou descendants ».


Contacté par Le Desk au moment de la polémique, Saâd Benmbarek niait alors tout conflit d’intérêt : « J’ai défendu le conseil de la ville contre des recours introduits par le PJD puis par l’élu du FGD qui conteste son éviction de la commission des affaires culturelles, sportives et sociales au sein de la collectivité territoriale. Je l’ai fait à la demande de la maire et Khalid Arsalane, contre qui le recours a été déposé, mais je ne représente pas le conseil de la ville  », avançait-il. « Il n’y a aucun conflit d’intérêts dans la mesure où le recours ne concerne pas le conseil de la ville  ». Ligne de défense également adoptée par sa femme.


Suite à cette polémique, l’AFG et le PJD exigent dans leur lettre commune « de prendre toutes les mesures juridiques nécessaires pour faire cesser les violations de la loi qui sont pratiquées au sein du Conseil communal de Rabat, et d’activer l’article 64 de la loi organique 113.14 régissant les communes ».


Ladite loi dispose que «  si le président du conseil commet des actes contraires aux lois et règlements en vigueur, le gouverneur de la préfecture ou de la province lui adresse un écrit pour fournir des explications écrites sur les actes qui lui sont reprochés dans un délai de 10 jours maximum à compter de la date de réception. Le gouverneur peut, après réception des explications écrites mentionnées aux alinéas ci-dessus, selon le cas, ou à défaut d’explications dans le délai fixé, saisir le tribunal administratif pour demander la révocation du président ou de ses vice-présidents du bureau ou du conseil de la commune ».

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