PolitiqueConseil communal de Rabat: le ras-le-bol des conseillers de la majorité
La tension s'intensifie entre Asmaa Rhlalou, présidente du Conseil communal de Rabat, et les conseillers des groupes majoritaires (RNI, PAM et Parti Istiqlal). Suite au report de la session d’octobre qui devait avoir lieu jeudi, les présidents de ces groupes se sont réunis en urgence pour « discuter de la situation actuelle de la gestion du conseil », selon un communiqué co-signé par les présidents des trois formations politiques.
Lors de cette réunion, ils ont étudié de près les « irrégularités et dysfonctionnements » qu'ils attribuent à une gestion « défaillante » de la présidente. Ils critiquent son approche qu'ils jugent « impulsive et arbitraire », et l'accusent de prendre des décisions sans considération pour les intérêts des résidents de la capitale. Les présidents ont vivement critiqué les déclarations de la présidente lors de la session ordinaire de jeudi, consacrée au vote du budget, une session à laquelle 70 des 81 conseillers ont choisi de ne pas participer.
Ils estiment que cette session a été entachée de « nombreux manquements juridiques » qui, selon eux, montrent que la présidente ne maîtrise pas les lois régissant les communes ni les règles de gestion communale. Les membres du conseil expriment leur « indignation » face à l'attitude et aux déclarations de la présidente, qu'ils jugent « inappropriées » et « éloignées des valeurs morales ».
Certains conseillers dénoncent également l'attitude « hautaine et narcissique » de la présidente, malgré les efforts déployés par le président de son parti et les membres de son groupe pour apaiser les tensions. Ils l'accusent aussi de manipuler l'opinion publique en se présentant comme la défenseure des intérêts des habitants de la capitale, tout en critiquant injustement les conseillers boycotteurs.
La majorité des membres du Conseil, y compris les présidents des cinq arrondissements de Rabat et huit des quinze vice-présidents du Conseil communal, réitèrent leur volonté de s'opposer à la gestion de la présidente, qu'ils estiment « unilatérale et autoritaire ». Ils pensent que la résistance de Rhlalou nuit gravement aux services publics et au bon fonctionnement du Conseil. Ces membres du Conseil se montrent résolus à poursuivre leur lutte pour le remplacement de la présidente du Conseil communal, selon la même source.
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