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Gestion locale
Conseil communal de Rabat: report de la session ordinaire d’octobre à la semaine prochaine

05.10.2023 à 16 H 32 • Mis à jour le 16.10.2023 à 11 H 46 • Temps de lecture : 2 minutes
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Il était anticipé et la confirmation vient de tomber. La session d'octobre du Conseil communal de Rabat, initialement prévue pour ce jeudi 5 au matin, a été différée à la semaine suivante pour cause de défaut de quorum, apprend-on d'une source au sein du Conseil.


En outre, Asmaa Rhlalou, présidente du Conseil communal de Rabat, a jugé bon de s'adresser à une assemblée presque dépeuplée, énonçant le traditionnel discours d'ouverture de session. Flanquée de trois de ses vice-présidents, elle a tenu à exprimer sa gratitude envers le roi Mohammed VI pour l'heureuse annonce faite par le Palais royal concernant la désignation du Maroc, conjointement avec l'Espagne et le Portugal, en tant qu'hôte de la Coupe du Monde 2030. Elle a ensuite annoncé le report de la session à la semaine suivante, conformément aux dispositions réglementaires.


Il y a moins de deux ans, dans cette même enceinte, Rhlalou, investie sous la bannière du Rassemblement National des Indépendants (RNI), recevait les félicitations des membres de la majorité dirigeante du Conseil communal. Une majorité substantielle qui aurait dû faciliter la gestion des affaires de la capitale par la présidente. Néanmoins, les choses ne se sont pas déroulées selon les attentes.


Composée des membres du RNI, du Parti de l'Authenticité et Modernité (PAM) et du Parti Istiqlal, cette majorité a répudié la présidente du Conseil, évoquant des « décisions unilatérales  », ainsi qu'un « déficit de coordination et de communication  ». Face à une telle avalanche de récriminations, Rhlalou est devenue « persona non grata » tant pour la majorité que pour l'opposition.


Dans ce contexte empreint d'animosité grandissante et manifestement improductif, les secrétaires généraux des partis de la majorité ont tenté de concilier les différentes factions, sans succès. La dernière entrevue, datant du mardi 26 septembre, réunissait Aziz Akhannouch, président du RNI, et Rhlalou, en compagnie de quelques figures emblématiques du parti.


Au cours de cette réunion, le leader du parti de la Colombe a plaidé en faveur de l'éviction de la présidente, elle-même membre de son Bureau politique, une initiative qui a été loin de ravir cette dernière, résolue à honorer l'intégralité de son mandat.


La non-participation à cette session, où le Conseil devait notamment délibérer sur le budget 2024, n'est que le prélude d'une série d'actions de contestation des membres du Conseil de la ville. « Le projet de budget ne sera pas ratifié tant que Rhlalou restera en fonction », a confié au Desk Driss Errazi, membre du Conseil communal et président du Conseil de l'arrondissement de Hassan à Rabat.


L'unique solution semble être la démission de Rhlalou, autrement, il faudra patienter jusqu'à la fin de sa mi-mandat, dans presque un an, pour que les conseillers exigent son départ conformément aux règlements en vigueur. Ainsi, le risque d'une paralysie totale du Conseil communal s'intensifie, mettant par conséquent les différents projets majeurs de la ville en attente.

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