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MarocGate
Corruption à l’Europarlement: Panzeri accepte de collaborer à l’enquête

17.01.2023 à 20 H 18 • Mis à jour le 17.01.2023 à 21 H 03 • Temps de lecture : 2 minutes
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Pier Antonio Panzeri, figure centrale du QatarGate et du MarocGate, a décidé de signer un accord de repenti, annoncent ce mardi des sources médiatiques.


L'ancien eurodéputé italien a reconnu avoir participé « à une organisation criminelle », fait-on savoir de même source. Selon les médias belges, citant le parquet fédéral du pays, l'ancien parlementaire s'est « engagé à faire des déclarations substantielles, révélatrices, sincères et complètes concernant la participation de tiers et, le cas échéant, de sa propre participation ».

 

On ajoute qu'il s'est aussi « engagé à informer les enquêteurs sur le modus operandi, les arrangements financiers avec des États tiers, les constructions financières mises en place, les bénéficiaires des structures mises en place et avantages proposés, l’implication des personnes connues ou non encore connues dans le dossier, en ce compris l’identité des personnes qu’il admet avoir corrompues », peut-on lire.


La peine encourue comprend une peine de prison ferme d'un an, une amende ainsi que la confiscation de tous les actifs acquis, évalués à plus d'un million d'euros.


Selon son avocat, Laurent Kennes, il s'agit plus précisément d'une peine de cinq ans qui sera prononcée, avec du sursis et un an de détention, dont une partie sous bracelet électronique. Pour Kennes, « ça n’enlève pas la gravité des faits, mais ça lui permet de tout expliquer et d’expliquer aussi que son rôle n’est peut-être pas aussi important que ce qui est décrit aujourd’hui. Dans la presse, on voit son nom et des sortes de tentacules qui partent de lui avec plein d’autres noms. Je pense que la réalité est plus complexe que celle-là, il y a plus d’équilibre entre les différents intervenants », indique-t-il auprès du média belge l’Echo.


Selon les premières indiscrétions, les aveux de Panzeri portent sur la réception d'une somme en liquide de 120 000 euros, qu'il a ensuite remis à l'eurodéputé socialiste Mar Tarabella, en raison de son aide dans les dossiers liés au Qatar.


Comme nous le décrivions précédemment, l'enquête belge portant sur les actes de corruption présumée mentionne le Maroc à différents aspects. Parmi les personnes pointées du doigt, on retrouve Francesco Giorgi, compagnon d'Eva Kaili, vice-présidente grecque de l'Europarlement, et par ailleurs assistant parlementaire de Panzeri. Giorgi est déjà passé aux aveux, affirmant faire partie d'une organisation criminelle chargée d'infiltrer le Parlement européen, se présentant en plus comme étant un porteur de valise.


Pour Panzeri, ce sont sa femme et sa fille qui sont visées, étant pour l'heure placées en résidence surveillée en Italie. La famille de Panzeri aurait ainsi bénéficié de cadeaux en provenance du Maroc, à travers l'entremise de l'actuel ambassadeur du Maroc en Pologne, Abderrahim Atmoun. Celui-ci était à l'époque président de la commission parlementaire mixte Maroc-UE, entre 2011 et 2019.


Pour les noms cités, il y a aussi celui de Yassine Mansouri, patron de la DGED, ou encore celui de Mohamed Belahrach, cador de la DGED à Rabat dont l'identité avait déjà été révélée dans au moins deux affaires maroco-européennes d'espionnage il y a quelques années.


Lire aussi notre En Clair : Corruption à l’Europarlement : ce que dit l’enquête belge sur la « Morocco Connection »

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