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Parquet
Décès de Abdelouahab Belfkih: affaire classée, pas d’acte criminel

25.09.2021 à 02 H 05 • Mis à jour le 25.09.2021 à 02 H 05
Par et

Le Procureur général du Roi près la Cour d’appel de Guelmim a annoncé, vendredi, que l’affaire du décès de Abdelouahab Belfkih, candidat aux élections régionales du 8 septembre à Guelmim-Oued Noun, des suites d’une blessure par balle à son domicile a été classée, puisque le drame n’est pas lié à un acte criminel.


En vue d’éclairer l’opinion publique, le procureur général du Roi a indiqué dans un communiqué que les résultats de l’enquête ordonnée pour élucider les circonstances de cette affaire, au cours de laquelle des membres de la famille du défunt et ses employés domestiques ont été auditionnés, en plus de l’autopsie pratiquée et de l’expertise balistique menée sur l’arme saisie sur les lieux, outre l’expertise génétique sur les échantillons prélevés sur place, ont conclu que le défunt était entré chez-lui vers 2h30 le 21 septembre et qu’il s’est cloîtré dans sa chambre sans la quitter. Aussitôt après avoir entendu un coup de feu, des membres de sa famille étaient entrés dans la chambre, où ils l’ont découvert allongé sur le dos, du sang coulant de son abdomen et un fusil de chasse à ses côtés.


Après avoir rappelé que l’enquête a été diligentée suite au communiqué du ministère public publié le 21 septembre concernant cet affaire, la même source a relevé que les résultats de l’enquête ont également conclu que les membres de sa famille confirment que Belfkih était encore en vie au moment où ils sont entrés dans sa chambre, et qu’il leur a demandé de ne pas le transférer à l’hôpital, notant que les gardiens de la maison n’ont remarqué aucun mouvement inhabituel la veille et qu’aucune personne étrangère n’a pénétré au domicile.


Le rapport de l’autopsie pratiquée par le médecin légiste a montré que le décès est dû à un coup de feu avec l’absence de traces externes d’éclats du tir entourant la blessure, a expliqué la même source, soulignant que l’expertise balistique réalisée par l’institut des sciences forensiques a démontré que le coup de feu ayant atteint la victime provenait d’un fusil de chasse qui s’est révélé être le sien et que l’analyse des échantillons prélevés sur ses mains a démontré la présence de particules de résidus du tir (baryum, antimoine et plomb) avec la présence de traces de sang du défunt sur la buse de l’arme, ce qui confirme qu’il a utilisé ce fusil.


Et d’ajouter que l’expertise génétique effectuée par le laboratoire des analyses génétiques a montré que l’ADN extrait des échantillons retrouvés sur la crosse et la buse du fusil, les traces de sang retrouvées sur les lieux et les vêtements de Belfkih, ainsi que sur la blessure causée par la balle sont identiques à son empreinte génétique.


Après l’examen des résultats de l’enquête et des expertises menées à ce sujet et qui ont conclu que l’ex-conseiller à la Deuxième Chambre s’était suicidé par balle, il a été décidé de classer l’affaire du fait que le décès n’est pas lié à un acte criminel, conclut le communiqué.

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