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Energie
Distribution des hydrocarbures: 180 nouvelles stations créées annuellement au Maroc

19.10.2023 à 12 H 23 • Mis à jour le 19.10.2023 à 12 H 23 • Temps de lecture : 2 minutes
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Le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable a dévoilé de nouvelles données concernant l'activité des entreprises de distribution des hydrocarbures au Maroc. Ces informations ont été présentées lors d'une journée d'étude consacrée à l'importance stratégique de l'industrie de raffinage du pétrole, organisée hier mercredi, par le groupe du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) à la Chambre des représentants.


Selon les données fournies par le ministère, depuis la libéralisation du marché des hydrocarbures en 2016, 16 entreprises de distribution de carburants ont obtenu des autorisations, portant ainsi le nombre total d'entreprises de distribution à 35. En ce qui concerne les entreprises importatrices de produits pétroliers liquides, elles sont au nombre de 29.


De plus, le taux de création de stations-services s’est aussi accéléré depuis 2016. Selon le département que dirige Leila Benali, ce sont quelque 180 nouvelles stations qui sont créées chaque année. À ce jour, le Maroc compte un total de 3 200 stations-service réparties sur l'ensemble du territoire.


Concernant la capacité de stockage des produits pétroliers liquides au Maroc, elle dépasse les 2 millions de mètres cubes (Mm3), dont 1,5 Mm3 sont dédiés au gazole, ce qui équivaut à 78 jours de consommation, et 260 000 m3 sont réservés à l'essence, équivalant à 103 jours de consommation. Le stock des carburants d'aviation atteint 138 000 m3, couvrant ainsi 61 jours de consommation, tandis que le fioul dispose d'une réserve de 184 000 m3, suffisant pour 38 jours de consommation.


Cette journée d'étude organisée par le PPS a aussi mis en lumière l'importance des activités de raffinage en tant que solution aux problèmes du marché des hydrocarbures au Maroc. La situation de la Société Anonyme Marocaine de l'Industrie du Raffinage (La Samir) ainsi que les développements de ce dossier controversé, notamment en relation avec la flambée des prix, ont été au cœur des débats.


Les dysfonctionnements du marché des carburants avaient auparavant été pointés du doigt par le Conseil de la concurrence dans son avis rendu en 2022. L’Instance que préside Ahmed Rahhou avait alors souligné que la structure et le fonctionnement concurrentiel du marché des carburants sont restés pratiquement identiques à ceux hérités de l'époque où les prix étaient fixés par les pouvoirs publics. De ce fait, reprochait le Conseil, la concurrence par les prix sur les marchés du gasoil et de l'essence est quasi-inexistante, voire neutralisée.


Le sujet des hydrocarbures reste toutefois d’actualité, alors que les dysfonctionnements persistent sur ce marché. En juin dernier, le Conseil de la concurrence a décidé de renvoyer à l’instruction le dossier relatif aux « éventuelles pratiques anticoncurrentielles dans le marché de la distribution d’hydrocarbures ». A l’issue de cette instruction, le Conseil avait adressé, en août suivant, une notification des griefs à neuf sociétés opérant dans les marchés de l'approvisionnement, du stockage et de la distribution du gasoil et d'essence, ainsi qu'à leur association professionnelle.


Le communiqué du rapporteur général du Conseil de la concurrence soulignait alors que « les services d'instruction considèrent qu'ils disposent d'éléments suffisamment probants, caractérisant l'existence de pratiques anticoncurrentielles commises par les parties mises en cause sur les marchés de l'approvisionnement, de stockage et de distribution du gasoil et d'essence ».

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