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Paradis fiscaux
Google a déplacé près de 20 milliards d’euros aux Bermudes en 2017

03.01.2019 à 21 H 07 • Mis à jour le 03.01.2019 à 21 H 07
Par Reuters

Google (groupe Alphabet) a fait transiter en 2017 19,9 milliards d’euros vers les Bermudes, un paradis fiscal, via une société écran basée aux Pays-Bas, dans le cadre d’un arrangement permettant au moteur de recherche américain de faire baisser les impôts payés à l’étranger, selon des documents soumis à la Chambre de commerce néerlandaise.


La somme qui est passée par Google Netherlands Holdings BV est de quelque quatre milliards d’euros supérieure au total de 2016, lit-on encore dans des documents transmis le 21 décembre.


« Nous payons toutes les taxes que nous devons et nous conformons aux règles fiscales de tous les pays dans lesquels nous opérons à travers le monde », déclare Google dans un communiqué.


« Google, comme d’autres sociétés multinationales, s’acquitte de l’essentiel de ses impôts sur les bénéfices dans son pays d’origine et nous avons réglé un taux d’impôt effectif mondial de 26 % au cours des 10 dernières années. »


La filiale aux Pays-Bas est utilisée pour faire transiter les bénéfices issus de redevances générés en dehors des Etats-Unis vers Google Ireland Holdings, une filiale basée aux Bermudes, où les entreprises ne paient pas d’impôt sur les bénéfices.


Cette stratégie fiscale, connue sous l’expression « Double sandwich irlandais, néerlandais », est légale et permet à Google d’éviter de payer des impôts aux Etats-Unis ou en Europe sur ces bénéfices, qui représentent l’essentiel de ce que le géant technologique gagne à l’étranger.


Cependant, sous la pression de l’Union européenne et des Etats-Unis, l’Irlande a décidé en 2014 de mettre un terme à cet arrangement, ce qui mettra fin aux avantages fiscaux de Google en 2020.


Google Netherlands Holdings BV a versé 3,4 millions d’euros d’impôts aux Pays-Bas en 2017 pour un bénéfice brut de 13,6 millions, montrent encore les documents de la chambre de commerce.

Par Reuters
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