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BCIJ
Le chef de l’antiterrorisme revendique l’efficacité du Renseignement marocain et son partenariat à l’international

19.07.2021 à 13 H 35 • Mis à jour le 19.07.2021 à 13 H 35
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« Un total de 84 cellules terroristes a été démantelé par le Bureau Central d’Investigations Judiciaires (BCIJ) depuis sa création en 2015, à l’heure où le Maroc continue de conforter son statut de partenaire stratégique à l’international dans la lutte anti-terroriste », a affirmé le directeur du BCIJ, Cherkaoui Habboub dans une interview à la MAP diffusée dans le double contexte de l’affaire Pegasus, du nom du logiciel espion israélien dont le Maroc réfute d’en faire usage, et celui du transfert par Washington d’un détenu de Guantanamo vers le royaume.


Une sortie qui intervient aussi au moment où le chef de la diplomatie, Nasser Bourita devait rencontrer ce lundi, à Paris, son homologue français, Jean-Yves Le Drian, alors que des journalistes français, dont le co-fondateur de Mediapart, Edwy Plenel, a annoncé avoir engagé une procédure en justice, accusant Rabat d’avoir infiltré son téléphone portable en 2019. Le média parisien a requis dans ce sens que les autorités françaises réagissent à cette affaire.


« Depuis sa création en 2015, le Bureau Central d’Investigations Judiciaires a réussi à démanteler 84 cellules terroristes, dont 78 en lien avec l’organisation de Daech et 6 autres acquises à l’idéologie de la nébuleuse Al-Istihlal wal Faye, qui légitimise des activités illicites pour financer des actes terroristes », a déclaré Habboub.


L’action du BCIJ, bras judiciaire de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST), a également permis de traduire en justice 1 357 individus, 14 femmes et 34 mineurs liés à des affaires de terrorisme, a-t-il précisé.


Autre fait significatif, a-t-il relevé, 137 individus de retour de zones de combat ont été déférés à la justice, parmi lesquels 115 rentrés de la scène syro-irakienne, 14 ex-membres de Daech en Libye, et 8 autres extradés vers le Maroc dans le cadre de la coordination entre le Royaume et les États-Unis.


« Ces résultats sont le fruit d’une coopération étroite et agissante entre les divers services nationaux de sécurité », a-t-il argumenté, soulignant que « la politique sécuritaire du Maroc se démarque par son efficacité et l’harmonie entre les institutions concernées. Cette politique vertueuse a donné lieu à des actions probantes qui se traduisent par le démantèlement d’un grand nombre de cellules terroristes », a-t-il défendu.


« Il y a lieu de citer également la coopération totale et inconditionnelle entre les institutions de sécurité », a assuré Habboub, soulignant qu’il s’agit « d’une coopération à la fois horizontale et verticale, permettant au Maroc de conforter son leadership en la matière ».


Il a, sous cet angle, rappelé le démantèlement de nombreux gangs et réseaux criminels actifs dans l’immigration clandestine et le trafic international de drogues, grâce aux « précieuses » informations fournies par la DGST.


« Grâce à son approche holistique et proactive, le Royaume s’impose en véritable partenaire stratégique en matière de lutte anti-terroriste, tant à l’échelle régionale qu’internationale », a soutenu le directeur du BCIJ.


« Il s’est confirmé dans ce statut grâce à sa politique sécuritaire et aux efforts concertés de la DGST et des autres services de sécurité », a dit Habboub, affirmant que « le Maroc partage avec ses partenaires les données et informations de valeur pour la mise en échec des projets terroristes », citant les résultats de la coopération sécuritaire avec les Etats-Unis, la France ou l’Espagne, bien qu’avec cette dernière, cette collaboration soit menacée suite aux récentes tensions entre Rabat et Madrid.

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