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Finances
Lekjaa : la dette publique sur une trajectoire baissière vers 64% du PIB à l’horizon 2028

28.01.2026 à 07 H 20 • Mis à jour le 28.01.2026 à 12 H 13 • Temps de lecture : 3 minutes
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Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget, lors de la séance plénière de la Chambre des représentants consacrée aux questions orales, le 26 janvier 2026.

La dette publique du Maroc devrait automatiquement reculer pour atteindre 64 % du PIB à l’horizon 2028, portée par une dynamique soutenue des recettes et une gestion budgétaire maîtrisée. C’est ce qu’a affirmé Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget, lors de la séance des questions orales consacrée au bilan d’exécution de la loi de finances 2025 à la Chambre des représentants.


En 2025, les recettes ordinaires de l’État ont atteint 424 milliards de dirhams (MMDH), en hausse de 14,2 % par rapport à 2024, soit +53 MMDH. Cette performance est principalement tirée par la progression des recettes fiscales, qui ont augmenté de 43,8 MMDH avec un taux de réalisation de 107 % par rapport aux prévisions. L’impôt sur les sociétés s’est établi à 91,4 MMDH, la TVA à 97,7 MMDH et l’impôt sur le revenu à 65,4 MMDH, affichant un taux de réalisation de 107,4 %. Les droits de douane ont progressé de 12,9 % à 17,2 MMDH, tandis que la TIC a atteint 41,5 MMDH, en hausse de 13,8 %.


Selon le ministre, cette dynamique confirme la tendance positive observée depuis quatre ans, avec un taux de croissance annuel moyen des recettes de 12,4 % sur 2021-2025. Elle a permis d’absorber la hausse des dépenses de personnel (+15 MMDH) liée aux augmentations salariales issues du dialogue social, tout en finançant la généralisation de la protection sociale, dont les dépenses ont atteint 37,7 MMDH en 2025 contre 32 MMDH un an plus tôt.


La bonne tenue des recettes a également soutenu l’investissement public, avec des paiements portés à 125,3 MMDH, en hausse de 7,8 MMDH sur un an et un taux d’émission et de paiement de 76 %. Dans ce contexte, le déficit budgétaire a été contenu à 3,5 % du PIB, conformément aux objectifs de la loi de finances, tandis que l’endettement du Trésor a reculé à 67,2 % du PIB en 2025, contre 67,7 % en 2024.


La trajectoire devrait se consolider sur 2026-2028, avec un déficit stabilisé autour de 3 %, ouvrant la voie à une baisse graduelle de la dette vers 64 % du PIB. Pour Fouzi Lekjaa, ces résultats traduisent l’efficacité des choix économiques et financiers opérés ces dernières années, sous la conduite de Mohammed VI, et reposent sur des normes statistiques conformes aux recommandations du Fonds monétaire international.

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