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Monde
Les incendies en Amazonie tournent à la crise internationale

23.08.2019 à 14 H 54 • Mis à jour le 23.08.2019 à 14 H 54
Par La rédaction

Alors que les incendies ne cessent de prendre de l’ampleur dans la forêt amazonienne, les appels à sauver le « poumon de la planète » se multiplient dans le monde, principalement de la part d’ONG environnementales et de responsables politiques.


« En pleine crise climatique mondiale, nous ne pouvons accepter davantage de dégâts sur une source majeure d’oxygène et de biodiversité », a écrit, jeudi 22 août sur Twitter, António Guterres, le secrétaire général de l’ONU, réclamant que l’Amazonie soit « protégée ».


Le président brésilien Jair Bolsonaro, climato-sceptique assumé, a quant à lui demandé aux puissances étrangères de ne pas s’immiscer dans cette question, leur reprochant leurs « interférences » et accusant notamment Emmanuel Macron d’avoir « une mentalité colonialiste », après que ce dernier a proposé aux membres du G7 de « parler de l’urgence » des feux en Amazonie à Biarritz ce week-end.


Depuis quelques jours, Jair Bolsonaro pointe du doigt les défenseurs de l’environnement, laissant entendre qu’ils pourraient être à l’origine des départs de feux. Des appels à manifestations ont été lancés pour vendredi 23 août partout dans le monde.


Si l’avancée des feux dans la plus vaste forêt tropicale de la planète est difficile à évaluer, l’Institut national de recherche spatiale (INPE) a fait état de près de 2 500 nouveaux départs de feu en l’espace de 48 heures dans l’ensemble du Brésil, selon l’AFP. La déforestation, qui avance rapidement, est la principale cause des départs de feu.


D’après l’INPE, 75 336 feux de forêt ont été enregistrés dans le pays de janvier jusqu’au 21 août – soit 84 % de plus que sur la même période de l’an dernier – et plus de 52 % concernent l’Amazonie.

Par La rédaction
En partenariat avec Mediapart
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