S'abonner
Se connecter
logo du site ledesk
En continu

Sahara
Polisario, entité terroriste : le sénateur républicain David McCormick en soutien à Ted Cruz

25.03.2026 à 08 H 16 • Mis à jour le 25.03.2026 à 09 H 26 • Temps de lecture : 2 minutes
Par
David McCormick, sénateur républicain des États-Unis.

Le sénateur républicain David McCormick a annoncé son soutien au « Polisario Front Terrorist Designation Act of 2026 », la proposition de loi déposée le 13 mars par Ted Cruz, Tom Cotton et Rick Scott, visant à enclencher le processus de désignation du mouvement séparatiste comme organisation terroriste étrangère.


Le ralliement de McCormick revêt un poids particulier : il préside la sous-commission des Affaires étrangères du Sénat chargée du Proche-Orient, de l'Asie du Sud, de l'Asie centrale et de la lutte contre le terrorisme.


Ce sont ainsi désormais quatre sénateurs républicains qui portent cette initiative. À quoi s'ajoutent dix parlementaires qui soutiennent déjà une proposition similaire déposée en juin 2025 à la Chambre des représentants par le républicain Joe Wilson et le démocrate Jimmy Panetta.


Le texte porté par Cruz prévoit d'obliger le secrétaire d'État à examiner formellement la désignation du Polisario comme « Foreign Terrorist Organization » (FTO) et « Specially Designated Global Terrorist » (SDGT), si des éléments confirment une coopération militaire ou opérationnelle entre le mouvement et des groupes liés au régime iranien. Le sénateur du Texas avait résumé l'enjeu lors d'une audition en février : le régime iranien chercherait selon lui à faire du Polisario « une version des Houthis en Afrique de l'Ouest », en lui fournissant des drones via les Gardiens de la Révolution et en l'intégrant à des réseaux de circulation d'armes dans la zone sahélo-saharienne.


Cette thèse est défendue de longue date par Rabat. Le Maroc avait rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran en mai 2018, invoquant des livraisons de missiles iraniens au Polisario. Des accusations reprises publiquement par le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, qui avaient déjà été brandies sous le premier et le second mandat de Trump, ainsi que sous Biden, sans aboutir à une désignation formelle.


Lire aussi : Sahara : comment la « loi Cruz » compte faire plier le Polisario

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite.

Par
Le Desk En continu