EnergiePredator Oil & Gas : priorité au gaz biogénique, intérêt pour la barge GNL de Nador West Med
Le groupe britannique maintient ses opérations malgré les retards à Trinidad et concentre ses efforts sur ses actifs marocains, misant sur des tests stratégiques à court terme et l’émergence d’un potentiel hélium dans la région de Guercif.
Malgré un contexte d'incertitude administrative à Trinidad, lié aux élections anticipées qui ont retardé la finalisation d'une acquisition majeure, Predator Oil & Gas confirme sa feuille de route opérationnelle. Dans une mise à jour diffusée ce 6 mai, la société cotée à Londres met en avant une accélération notable de ses activités au Maroc, en particulier sur le permis onshore Guercif, au nord-est du pays.
La principale actualité au Maroc porte sur les préparatifs du test de production du sable « A » dans le puits MOU-3. Ce test, prévu pour démarrer au deuxième trimestre 2025, pourrait ouvrir la voie à une commercialisation rapide via un développement en gaz naturel comprimé (GNC). Deux options de perforation ont été identifiées, dont l’exécution dépendra de la disponibilité des équipements. Un packer amovible isolera le réservoir Ma Sand du niveau supérieur afin d’évaluer séparément le potentiel de chacun.
Ce puits MOU-3 est emblématique de la stratégie marocaine de Predator, qui vise une mise en production à court terme à travers des opérations rigless, moins coûteuses et plus rapides à mobiliser. Le marché gazier marocain, où les prix de vente sont élevés et les conditions fiscales avantageuses, constitue un levier stratégique pour la société, comme l’a souligné son CEO Paul Griffiths : « Notre priorité immédiate est le test de MOU-3 conçu, en cas de succès, pour initier le processus de monétisation. »
Au-delà du gaz naturel, Predator explore un second potentiel de valorisation sur son permis guercifi avec l’hélium. Les résultats du forage MOU-5, où des traces de ce gaz rare ont été détectées, sont actuellement intégrés à des études de modélisation satellitaire et géophysique, avec un accent particulier sur les zones de fractures majeures identifiées à MOU-3 et MOU-5. La société compte désormais engager un partenaire pour la prochaine phase d’évaluation de ce potentiel, qui pourrait diversifier ses sources de revenus et l’inscrire dans un marché à haute valeur ajoutée.
Parallèlement à ses projets d’exploration et d’exploitation, Predator étudie la possibilité de soumettre une manifestation d’intérêt dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt lancé pour développer des infrastructures de réception, de stockage, de regazéification et de transport de gaz naturel à Nador West Med. Le modèle de son projet irlandais Mag Mell FSRU, développé à l’état de concept, pourrait servir de base à cette candidature, selon le communiqué officiel.
Présente depuis plusieurs années sur le sol marocain, Predator Oil & Gas affirme ainsi sa volonté de capitaliser sur l’attractivité du Royaume, aussi bien en termes de fiscalité que d’opportunités commerciales. Le permis de Guercif, traversé par le gazoduc Maghreb-Europe (GME), constitue un atout logistique stratégique pour un éventuel raccordement futur aux réseaux régionaux ou internationaux.
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