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Agriculture
Production de blé : une baisse de 65% par rapport à 2021 (SMIAR)

22.07.2022 à 14 H 34 • Mis à jour le 22.07.2022 à 14 H 34 • Temps de lecture : 2 minutes
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Le Système mondial d’information et d’alerte rapide (SMIAR) de l'Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) a publié, ce vendredi, une synthèse actualisée sur la situation de sécurité alimentaire au Maroc.


Il ressort de cette synthèse qu’en raison des conditions de sécheresse prolongée et généralisée, « la production de blé est estimée à environ 2,5 millions de tonnes en 2022, soit plus de 55 % de moins que la moyenne quinquennale et plus de 65 % de moins que la production exceptionnelle de 2021 ». Par ailleurs, la production d'orge est estimée à 690 000 tonnes, soit un tiers de la moyenne quinquennale et environ un quart de la récolte de 2021, fait-on savoir.


Dans ce contexte, le gouvernement soutient la production de blé en établissant un prix de référence pour l'achat de la production locale, actuellement à 3 000 dirhams/tonne et accorde une prime d'entreposage aux agriculteurs qui décident de stocker du grain de blé dans des installations agréées. Par ailleurs, le gouvernement a annoncé une distribution d'urgence de 700 000 tonnes d'orge subventionnées dans les régions les plus touchées par la sécheresse, apprend-on de la même source.


« En raison de la limite de la production nationale, les besoins d'importation de céréales pour les années 2022 et 2023 sont prévus à 10,4 millions de tonnes, soit environ 35 % de plus que les besoins moyens d'importation en 2021 et 2022 », alerte le SMIAR.


Dans ce sens, depuis novembre 2021, les droits de douane sur les importations de blé tendre et dur ont été suspendus. D’autant plus qu’en février 2022, l’Office national interprofessionnel des céréales et des légumineuses a prolongé le système de restitution à l’importation jusqu’à fin 2022, souligne la même source. Il s’agit d’une prime à l’importation de blé tendre, calculée toutes les deux semaines et payée aux importateurs par l’État. Le but étant de plafonner les prix de vente du blé tendre à 270 dirhams/tonne.


Enfin, la synthèse revient sur la hausse de l’inflation alimentaire, dont le taux annuel a été estimé à 8,6 % en 2022, rapporte le SMIAR précisant qu’« Il s'agit du niveau le plus élevé enregistré depuis 2010 ».


Malgré la hausse de la valeur des exportations du Maroc en phosphate, qui a doublé au premier trimestre 2022 par rapport à la même période en 2021, les augmentations de la facture nette des importations de denrées alimentaires et d'énergie ont dépassé les gains réalisés, conclut la même source.


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