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Sécurité routière
Réduction de la mortalité sur les routes: les réalisations de la NARSA « ne sont pas rassurantes », selon Abdeljalil

28.03.2024 à 15 H 28 • Mis à jour le 28.03.2024 à 15 H 28 • Temps de lecture : 2 minutes
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« Les chiffres n’inspirent pas l’optimisme  ». C’est ainsi que Mohamed Abdeljalil, ministre du Transport et de la Logistique, a commenté les résultats réalisés en matière de sécurité routière, et plus précisément de réduction du taux de mortalité sur la route. Alors que le taux de mortalité est « en stagnation », la stratégie nationale de la sécurité routière, que pilote l'Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) a clairement échoué à réaliser ses objectifs tracés pour ces premières cinq années de son implémentation, a-t-il estimé.


Alors que la stratégie se fixait comme objectif de réduire de 50 % le nombre des décès causés par les accidents de la route à l'horizon de 2026, les réalisations à ce jour ne sont « pas rassurantes  », a ajouté le responsable. Outre l’objectif de réduire le taux de mortalité qui « n’a pas été atteint », Abdeljalil regrette également le classement très bas du royaume, qui demeure à la traîne à l’échelle internationale. « Le Maroc est classé dans la deuxième moitié des pays du monde (selon le niveau de sécurité routière, ndlr), ou plus précisément, à la tête du dernier tiers du classement », a-t-il souligné, notant que l’objectif est d’« intégrer le premier tiers du classement  ».


Ce constat appelle ainsi, selon le responsable, à « accélérer l’opérationnalisation de la stratégie nationale et à l’évaluer » pour ensuite « remédier aux échecs » qui ont marqué la première phase de son implémentation.  Ainsi, bien que l’objectif de réduire par la moitié le nombre des décès sur les routes à l’horizon 2026 soit d’ores et déjà « raté, vu qu’il n’y eu aucune baisse au cours des dernières années », Abdeljalil préconise de « rester attachés à cet objectif, afin d’y parvenir d’ici 2030 ».


Dans le même sillage, le ministre a noté que la réforme du système de formation à la conduite et la mise en place d’un nouvel examen pour l’obtention du permis de conduire, qui a suscité une vague d’indignation au cours des derniers jours en raison des taux d’échec atteignant les 100 % dans certaines villes, s’assignent le même objectif. La finalité de ce nouveau système, a-t-il indiqué, est de « construire une génération de conducteurs qui assimilent d’où proviennent ces lois et qui sont dotés d’une compréhension profonde de leur responsabilité et des facteurs qui compromettent la sécurité routière ».


Cependant, encore reste-t-il de voir si les conducteurs formés selon la nouvelle approche réussiront d'abord à obtenir leur permis après qu'une deuxième chance qui leur a été offerte et alors que cette première expérience dans le cadre de la nouvelle réforme a constitué un véritable échec.

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