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Financement
Surexposée au risque africain, Attijariwafa bank recourt de nouveau au soutien de la BAD

03.11.2023 à 16 H 20 • Mis à jour le 03.11.2023 à 16 H 22 • Temps de lecture : 1 minutes
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La Banque Africaine de Développement (BAD) vient d'approuver un accord de participation aux risques d'une valeur de 100 millions d'euros M $ avec Attijariwafa bank. Cet accord, deuxième du genre, intervient dans un contexte où « les normes réglementaires relatives aux fonds propres et à la conformité se durcissent sur le continent africain », apprend-on d'un communiqué de la BAD, diffusé ce vendredi 3 novembre. Ces conditions ont poussé «  les banques internationales à réduire leurs engagements et le nombre de leurs correspondants en Afrique », en raison d'une perception accrue du risque sur le continent.


L'accord conclu avec Attijariwafa bank vise à atténuer cette situation « en soutenant les banques locales africaines ». Ces dernières font face à des réductions de lignes de financement et de confirmation de la part de leurs correspondants internationaux, ce qui impacte notamment «  les PME et les entreprises locales qu'elles financent », selon la même source.


L'objectif de l'accord est donc de stimuler le financement du commerce extérieur dans des secteurs tels que l'agriculture, l'agroalimentaire, les énergies renouvelables, l'industrie manufacturière, la santé, les télécommunications, le transport et les services. Cela pourrait contribuer à « une diversification de la production, à la création d'emplois et à l'augmentation des recettes fiscales dans plusieurs États africains ».


En « renforçant la capacité des banques africaines et en consolidant les relations de confiance entre les acteurs du système bancaire africain », l'accord ambitionne d'accélérer le développement du commerce extérieur à l'échelle régionale et internationale. « Les petites et moyennes entreprises opérant dans plusieurs pays africains pourraient ainsi avoir un accès facilité aux instruments de financement du commerce », d'après le communiqué.


Les bénéficiaires directs de cet accord sont les banques émettrices africaines, dont les activités de financement du commerce sont limitées par l'insuffisance des lignes de confirmation offertes par les banques internationales. Les bénéficiaires indirects sont les PME et entreprises locales qui dépendent des banques émettrices pour le financement du commerce.


« L'accord de participation aux risques pourrait contribuer à diversifier la production et à renforcer la résilience économique des États africains », explique la BAD. Il vise également à garantir un accès stable au financement du commerce extérieur pour les banques commerciales et les PME africaines, tout en soutenant la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

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