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Des ONG espagnoles se plaignent du contrôle des dons aux douanes marocaines

19.09.2023 à 20 H 10 • Mis à jour le 19.09.2023 à 20 H 17 • Temps de lecture : 2 minutes
Par La rédaction
ONGD d'Andalousie

Les équipes d'intervention de l'ONG de développement en cas de catastrophes d'Andalousie, récemment déployées au Maroc pour apporter leur aide après le séisme dévastateur qui a frappé plusieurs provinces du pays le 8 septembre, ont exprimé leur « frustration » face à un traitement « inapproprié » de la part des services douaniers au niveau du Port de Tanger. Elles tentaient de livrer des vêtements et du matériel destinés aux sinistrés, apprend-on de plusieurs sources médiatiques espagnoles.


Selon l'un des membres de l'ONG, cité par la presse espagnole, plus de 2 tonnes de vêtements et de tentes, destinées à abriter les familles sinistrées, ont été rejetées après plus de sept heures d'attente au Port de Tanger. Cela s'est produit « malgré les procédures administratives préalables et la collaboration avec une association marocaine », a-t-il précisé. Une fois à la frontière, « la situation est devenue chaotique en termes d'information ».


« Cette attente a été marquée par le refus des autorités frontalières d'autoriser l'entrée, entraînant ainsi la frustration et l'indignation des travailleurs humanitaires qui ont vu leur mission d'aide échouer », explique-t-il à la presse espagnole.


Une entreprise de Martos s'est jointe à l'ONGD d'Andalousie pour apporter son aide et a exprimé son « indignation » face à cette situation. Ils ont rapporté avoir passé sept heures à la douane pour finalement se voir refuser l'entrée avec le matériel au motif que celui-ci « était usagé et que les personnes pourraient courir le risque d'infections cutanées ».


La principale justification du refus d'introduction des dons dans le pays est le caractère « usagé » des vêtements et matériels. Selon les responsables de la douane, approchés par les deux ONG, les vêtements doivent être neufs et comporter des étiquettes pour prouver leur origine.


Contactés par Le Desk, les services de l'Administration des douanes et des impôts indirects (ADII) n'ont pas donné suite à notre e-mail. Cependant, il convient de rappeler que le Maroc a imposé des règles drastiques pour les dons venant des associations, qu'elles soient locales ou internationales, pour des impératifs d'hygiène (vêtements neufs, médicaments emballés, produits non périmés, etc.). La crainte est de faire face, en plus aux effets du sinistre, d'un risque épidémique pour des populations en situation de vulnérabilité.


Aussi, d'après l'équipe du Desk sur place à Al Haouz et à Taroudant, les aides humanitaires en provenance des quatre coins du Royaume couvrent pour le moment les besoins des sinistrés des communes d'Ighil et de Talat N'Yaakoub. D'où la volonté des autorités de dispatcher vers d'autres localités encore peu desservies.


De plus, les points de collecte des dons, mis en place par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité dans les provinces sinistrées, ont reçu plusieurs tonnes de denrées alimentaires, de tentes et de vêtements, en provenance des Forces armées royales (FAR), de la société civile et des entreprises privées. Les FAR se chargent, depuis le lendemain du séisme, de la distribution de ces dons au niveau des douars sinistrés.

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