S'abonner
Se connecter
logo du site ledesk

Connectez-vous

ou

Abonnez-vous !
60 DH

1 mois
Découvrir les offres
Newsroom

EconomieFeu vert du FMI pour un crédit modulable de 5 MM$ au Maroc

03.04.2023 à 23 H 01 • Mis à jour le 03.04.2023 à 23 H 03 • Temps de lecture : 4 minutes
Par
Le FMI a approuvé ce lundi un accord de deux ans en faveur du Maroc au titre de la ligne de crédit modulable (LCM), conçue pour la prévention des crises, d'un montant d'environ 5 milliards de dollars. Les autorités marocaines ont fait savoir qu’elles entendaient traiter cet accord comme un dispositif de précaution

Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé aujourd’hui un accord de deux ans en faveur du Maroc au titre de la ligne de crédit modulable (LCM) pour un montant équivalant à 3,7262 milliards de DTS (environ 5 milliards de dollars, soit 417 % de la quote-part), apprend-on par voie de communiqué.


En décembre dernier, Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib (BAM), avait annoncé qu’une LCM avec le FMI est envisagée en mars 2023.


Fin février, le GAFI a décidé, à l’unanimité de ses membres, la sortie du Maroc de la liste grise, et ce lors de l’Assemblée générale du GAFI, tenue à Paris.


A l’issue des discussions avec les autorités marocaines dans le cadre des consultations de 2022 au titre de l'article IV, du 24 octobre au 4 novembre, le FMI avait estimé que les chocs mondiaux et la sécheresse ont ralenti l'économie marocaine cette année-là, mais la croissance devrait reprendre en 2023, bien que dans un environnement international très incertain, notamment en raison de la guerre en Ukraine. Des chocs face auxquels le Maroc a bien réagi avait alors déclaré le FMI.


Compte tenu de la solidité des cadres de politique économique et du bilan du Maroc, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, avait en recommandé, début mars, l’approbation de cet accord.


Quatre LPL en une décennie

Depuis 2012, le Maroc a bénéficié de quatre accords successifs au titre de la ligne de précaution et de liquidité (LPL), d'un montant d'environ 3 milliards de dollars chacun. La première LPL a été approuvée le 3 août 2012, et trois autres ont été approuvées le 28 juillet 2014, le 22 juillet 2016 et le 17 décembre 2018.


La quatrième LPL a expiré le 7 avril 2020, lorsque les autorités ont acheté toutes les ressources disponibles dans le cadre de la LPL pour limiter l'impact social et économique de la pandémie de Covid-19 et permettre au Maroc de maintenir un niveau adéquat de réserves officielles pour atténuer les pressions sur la balance des paiements.


Si les accords de la LPL ont bien servi le pays dans le passé, les très solides fondamentaux cadres institutionnels, et antécédents économiques dans la mise en œuvre de politiques économiques très solides, ainsi que l'engagement continu à maintenir ces politiques à l'avenir, tous, justifient la transition vers un accord de la LCM, argumente le FMI.


Plus de manœuvre de politique économique

Un accord de la LCM aiderait le Maroc à relever le défi de la reconstruction de la marge de manœuvre de politique économique, tout en accélérant la mise en œuvre de son programme de réformes structurelles dans un environnement extérieur de plus en plus risqué, estime le Fonds.


« Le Maroc remplit les conditions requises pour bénéficier de cette LCM en raison de ses très solides politiques économiques, cadres institutionnels et fondamentaux économiques, ainsi que de son engagement à maintenir ces politiques à l'avenir. L'accord renforcera les réserves extérieures du Maroc et fournira une assurance temporaire contre les risques extrêmes plausibles sur une base temporaire », justifie ainsi le FMI.


À l’issue des délibérations du Conseil d’administration sur le Maroc, Antoinette Sayeh, directrice adjointe générale du FMI et président par intérim du Conseil, a déclaré que « les politiques macroéconomiques et le cadre institutionnel très solides du Maroc ont permis à son économie de rester résiliente face aux multiples chocs négatifs qui se sont produits au cours des trois dernières années, notamment la pandémie, les deux sécheresses et les retombées de la guerre de la Russie en Ukraine ».


« À l'avenir, les autorités marocaines restent déterminées à reconstituer des marges de manœuvre de politique économique, à apporter une réponse globale aux nouveaux chocs et à poursuivre la mise en œuvre de vastes réformes structurelles nécessaires pour rendre la croissance économique plus forte, plus résiliente et plus inclusive », a ajouté la responsable du FMI.


Pour Rabat, une mesure de précaution sur 24 mois

 « Malgré cette résilience, l'économie marocaine reste vulnérable à une détérioration de l'environnement économique et financier mondial, à une volatilité accrue des prix des matières premières et à des sécheresses récurrentes. Dans ce contexte, l'accord de la LCM renforcera les coussins extérieurs du Maroc et fournira au pays une assurance supplémentaire contre les risques extrêmes », a-t-elle ajouté.


« Les autorités ont l'intention de considérer le dispositif de la LCM comme une mesure de précaution et d'y mettre fin dès que la période de 24 mois sera écoulée, en fonction de l'évolution des risques », a précisé Sayeh.

post - ©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite
Par
Le Desk Newsroom