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JusticeChantage au roi : l’enregistrement sonore débattu à l’ouverture du procès en appel à Paris

10.07.2025 à 10 H 25 • Mis à jour le 15.07.2025 à 12 H 42 • Temps de lecture : 6 minutes
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Les journalistes français Éric Laurent et Catherine Graciet comparaissent en appel dans l’affaire dite du chantage au roi Mohammed VI. Comme en première instance, une bonne partie des débats a tourné autour de l’initiative du « deal » : les journalistes se sont-ils laissé corrompre par l’avocat du Roi, ou bien ont-ils expressément sollicité ce dernier pour conclure un arrangement financier ? Récit de la première journée du procès

« Je suis tombé dans un piège et je le regrette profondément », déclare une énième fois Éric Laurent à la barre de la Cour d’appel de Paris, ce 9 juillet. Il y a un peu plus de deux ans, en mars 2023, le journaliste français et sa consœur Catherine Graciet ont été jugés coupables d’avoir fait chanter le roi Mohammed VI, en lui demandant une importante somme d’argent en contrepartie de la non-publication d’un livre d’enquêtes dont ils sont les auteurs. Les deux avaient interjeté appel du jugement, et la première audience du procès en deuxième instance s’est tenue tout au long de l’après-midi de ce mercredi, jusqu’à 20 heures.


Comme en première instance, les débats ont porté sur l’identité de l’initiateur de cet « arrangement ». Selon l’État marocain, constitué partie civile, et les juges de première instance, ce sont bien les journalistes qui ont sollicité le secrétaire particulier du roi, Mohammed Mounir El Majidi, représenté lors des tractations par l’avocat Hicham Naciri, pour extorquer de l’argent au Roi. Mais selon la défense, c’est plutôt Me Naciri, qualifié d’« avocat piégeur », qui aurait proposé un accord financier pour obtenir la non-parution du livre.

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