JusticeChantage au roi : l’enregistrement sonore débattu à l’ouverture du procès en appel à Paris
« Je suis tombé dans un piège et je le regrette profondément », déclare une énième fois Éric Laurent à la barre de la Cour d’appel de Paris, ce 9 juillet. Il y a un peu plus de deux ans, en mars 2023, le journaliste français et sa consœur Catherine Graciet ont été jugés coupables d’avoir fait chanter le roi Mohammed VI, en lui demandant une importante somme d’argent en contrepartie de la non-publication d’un livre d’enquêtes dont ils sont les auteurs. Les deux avaient interjeté appel du jugement, et la première audience du procès en deuxième instance s’est tenue tout au long de l’après-midi de ce mercredi, jusqu’à 20 heures.
Comme en première instance, les débats ont porté sur l’identité de l’initiateur de cet « arrangement ». Selon l’État marocain, constitué partie civile, et les juges de première instance, ce sont bien les journalistes qui ont sollicité le secrétaire particulier du roi, Mohammed Mounir El Majidi, représenté lors des tractations par l’avocat Hicham Naciri, pour extorquer de l’argent au Roi. Mais selon la défense, c’est plutôt Me Naciri, qualifié d’« avocat piégeur », qui aurait proposé un accord financier pour obtenir la non-parution du livre.
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