FootballCAN 2025 : Maroc-Mali, un test de vérité pour les Lions de l’Atlas
Vainqueurs 2-0 lors du match d’ouverture face aux Comores, les Lions de l’Atlas abordent leur deuxième sortie avec l’ambition d’éviter tout calcul et de composter au plus tôt leur billet pour les huitièmes de finale. En face, le Mali n’a plus vraiment le luxe d’attendre. Accrochés par la Zambie (1-1), les Aigles sont dos au mur et savent qu’un nouveau faux pas compliquerait sérieusement leurs chances dans un groupe A où chaque point pèse lourd.
Sur le papier, l’affiche promet un choc de styles. La clé du match pourrait se situer dans la bataille du milieu de terrain et la gestion des transitions. Le Maroc cherchera à imposer son jeu de possession, structuré autour de la qualité technique de ses milieux, avec un rôle central attendu pour Azzedine Ounahi, dont Walid Regragui rappelle qu’« au sommet de son niveau, il fait basculer l’équipe dans une autre dimension ». De leur côté, les Maliens miseront davantage sur leur densité physique et leur agressivité à la récupération, ainsi que sur leur capacité à se projeter vite en contre, incarnée par des profils rompus aux joutes européennes, à l’image de leur capitaine Yves Bissouma.
Vers un match « très équilibré »
Conscient de l'enjeu, le sélectionneur national ne s’attend pas à un adversaire recroquevillé. « Le Mali a de la personnalité, de la maîtrise technique et va vouloir se créer des occasions », a-t-il prévenu, évoquant un match « très équilibré » face à une équipe « pétrie de talents ». Une configuration qui pourrait offrir des espaces, mais aussi exposer les Lions s’ils manquent d’efficacité ou de rigueur défensive. D’autant que le groupe marocain doit composer avec des incertitudes physiques, notamment autour d’Achraf Hakimi, absent lors du premier match, même si l’essentiel de l’effectif est opérationnel.
Les Aigles déterminés à surprendre les Lions de l’Atlas
Côté malien, le discours est sans détour. Le sélectionneur Tom Saintfiet assume la pression et reconnaît le statut du Maroc, « favori logique pour le titre », tout en martelant que son équipe « n’a pas droit à l’erreur ». Déterminés à surprendre le pays hôte, les Aigles affichent un état d’esprit combatif, mais libéré, à l’image des propos de Mahamadou Doumbia, qui promet un Mali « sans pression », mais résolument tourné vers la victoire.
L’historique des confrontations penche nettement en faveur des Lions de l’Atlas, des larges succès de la CAN 2004 aux qualifications du Mondial 2018. Mais dans le contexte d’une CAN à domicile, face à un adversaire acculé, ces références comptent moins que la capacité à répondre à l’intensité du moment. À Rabat, le Maroc joue non seulement une qualification, mais aussi la confirmation de son statut. Le Mali, lui, joue sa survie. Un cocktail idéal pour un choc à haute tension où le moindre détail pourrait faire basculer le scénario.
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