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Conflit
Guerre au Moyen-Orient : frappes israéliennes à Beyrouth et riposte iranienne sur Israël

18.03.2026 à 12 H 04 • Mis à jour le 18.03.2026 à 12 H 04 • Temps de lecture : 3 minutes
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Les conséquences d’une frappe aérienne dans le centre de Beyrouth, au Liban, mercredi

L’escalade militaire au Moyen-Orient s’intensifie ce mercredi, avec une intensification simultanée des frappes israéliennes au Liban et des représailles iraniennes contre Israël, dans un contexte de guerre régionale désormais largement ouverte.


L’armée israélienne a multiplié les frappes aériennes sur plusieurs villes libanaises, notamment au cœur de Beyrouth, où des quartiers jusque-là relativement épargnés ont été touchés. Des bombardements sans avertissement, notamment dans les zones de Zuqaq al-Blat et Basta, ont fait au moins une dizaine de morts et plusieurs dizaines de blessés, selon les autorités sanitaires libanaises. Dans le quartier de Bachoura, une frappe ciblée contre un bâtiment présenté comme lié au Hezbollah est intervenue après un ordre d’évacuation, accentuant la panique dans la capitale. En parallèle, l’offensive terrestre israélienne se poursuit dans le sud du Liban, accompagnée de nouveaux appels à évacuation de villages, dans le cadre d’opérations qualifiées de «  limitées et ciblées » contre le Hezbollah.


En riposte, l’Iran, par l’intermédiaire des Gardiens de la révolution, a lancé des missiles contre Israël, invoquant la mort d’Ali Larijani, chef du Conseil de sécurité nationale iranien et figure clé du régime, ainsi que celle de Gholamreza Soleimani, commandant de la milice Basij. Ces frappes ont fait au moins deux morts près de Tel-Aviv, illustrant le risque d’un embrasement direct entre les deux puissances.


La disparition de Larijani, considéré comme un possible canal de dialogue avec Washington, complique davantage toute perspective diplomatique et soulève des interrogations sur les objectifs stratégiques de l’administration Trump, désormais engagée dans une confrontation de plus en plus directe avec Téhéran. Le président américain a d’ailleurs accentué la pression en critiquant ses alliés de l’OTAN, réticents à intervenir pour sécuriser le détroit d’Ormuz, artère essentielle du commerce mondial de pétrole quasiment paralysée par les attaques iraniennes. Il a également évoqué la possibilité d’un déploiement de troupes américaines au sol en Iran.


Le bilan humain s’alourdit rapidement : plus de 1 300 civils auraient été tués en Iran depuis le début du conflit fin février, plus de 900 au Liban, tandis qu’Israël déplore au moins 14 morts. Treize militaires américains ont également péri, selon le Pentagone. Sur le plan politique, la démission du directeur du National Counterterrorism Center, opposé à la guerre, illustre les tensions internes à Washington.


En toile de fond, plusieurs scénarios à haut risque sont envisagés, notamment une possible attaque contre l’île de Kharg, principal terminal pétrolier iranien, ou une opération visant les stocks nucléaires de Téhéran, deux options susceptibles de provoquer un choc majeur sur les marchés énergétiques et d’élargir encore le conflit.

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