S'abonner
Se connecter
logo du site ledesk
Newsroom

Social1er mai : les syndicats réclament des hausses des salaires et la préservation du pouvoir d’achat

01.05.2026 à 18 H 56 • Mis à jour le 04.05.2026 à 14 H 50 • Temps de lecture : 4 minutes
Par et
Lors du défilé des centrales syndicales à l'occasion de la fête du Travail, le 1er mai 2026 à Casablanca.
Les grandes centrales syndicales marocaines ont célébré vendredi la fête du Travail à travers des meetings et des marches organisés dans plusieurs villes du Royaume, portant des revendications convergentes autour de l'augmentation des salaires, de la protection du pouvoir d'achat et de la poursuite du dialogue social

Le vendredi 1er mai, lors des célébrations de la fête du Travail, l'Union marocaine du travail (UMT), la Confédération démocratique du travail (CDT), l'Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) et l'Organisation démocratique du travail (ODT) ont toutes placé la question du pouvoir d'achat au cœur de leurs discours, dans un contexte marqué par les tensions inflationnistes et la hausse des prix des produits de première nécessité.


Miloudi Moukharik, secrétaire général de l'UMT, a appelé à une augmentation générale des salaires, des allocations familiales et des pensions de retraite, à une poursuite de la réduction de l'impôt sur le revenu dans les secteurs public et privé, ainsi qu'à une réduction partielle ou totale de la TVA et de la taxe intérieure de consommation.


Salaires, retraites et fiscalité : un front revendicatif uni

Face aux tensions inflationnistes et à la hausse des prix des carburants et des produits de première nécessité à l'échelle internationale, il a également plaidé pour une amélioration de la qualité des services publics et un meilleur accès à l'éducation et à la santé. Un membre du secrétariat national de l'UMT, Mohamed Haithoum, a pour sa part insisté sur l'impératif d'une révision profonde des priorités des politiques publiques, afin de reconsidérer le travail productif, le salaire équitable, la protection sociale effective et la justice fiscale, soulignant que le 1er mai n'est pas une célébration occasionnelle, mais un moment pour renouveler la conscience des classes et poursuivre le combat pour la défense du travail, des droits et de la dignité.


De son côté, le secrétaire général de la CDT, Khalid Alami Houir, a salué plusieurs acquis obtenus par la classe ouvrière au cours des dernières années, dont la hausse des salaires, la révision de l'impôt sur le revenu en 2023 et 2024, ainsi que la réduction récente du temps de travail des agents de sécurité de 12 à 8 heures.


Il a appelé à poursuivre les dialogues sectoriels et à mettre en œuvre leurs engagements, tout en insistant sur la nécessité de lutter contre les monopoles et les pratiques spéculatives. Nadia Sebat, membre du bureau exécutif de la CDT, a quant à elle appelé à un nouveau pacte social qui place le citoyen au cœur des politiques publiques, liant le développement à la démocratie et la croissance à la justice sociale, soulignant que le Maroc ne pourra relever les défis de l'avenir qu'avec un front intérieur solide et des institutions démocratiques.


L'UGTM, représentée par son secrétaire général Youssef Allakouch, a réaffirmé son attachement au dialogue social, appelant le gouvernement à honorer les engagements issus des accords de 2022 et 2024. Fatiha Khourtal, membre du bureau exécutif de la centrale, a appelé à la publication des décrets relatifs à la révision des statuts de plusieurs catégories, à la mise en œuvre des engagements financiers relatifs à l'indemnité complémentaire des enseignants du primaire et du collège, ainsi qu'à l'application des dispositions restantes de l'accord sectoriel.


Le secrétaire général adjoint de l'UGTM, Abdelilah Dahmane, a pour sa part mis en avant les conclusions du dialogue sectoriel ayant permis d'améliorer la situation des inspecteurs du travail, des médecins et des ingénieurs chargés de l'inspection, appelant au renforcement du rôle de l'inspection du travail pour faire respecter le Code du travail dans le secteur privé. Le secrétaire général du Parti de l'Istiqlal, Nizar Baraka, présent au meeting de la centrale, a rappelé les mesures déjà adoptées en faveur des travailleurs, notamment la revalorisation du salaire minimum et l'exonération de l'impôt sur le revenu pour les salaires ne dépassant pas 6 000 dirhams, appelant à poursuivre les réformes relatives aux statuts de certaines catégories professionnelles.


L'ODT, représentée par son secrétaire général Ali Lotfi, a plaidé pour l'amélioration des services publics dans les domaines de la santé, de l'éducation, du logement et de l'emploi, pour une augmentation générale des salaires dans les secteurs public et privé et pour une révision du barème de l'impôt sur le revenu.


Ali Lotfi a également appelé à l'institutionnalisation du dialogue social à travers la création d'un Conseil supérieur du dialogue social et de l'emploi, plaidant pour l'adoption d'une loi sur les syndicats et le regroupement des caisses de retraite en deux caisses relevant d'un régime unifié.


Au-delà des revendications économiques, l'ensemble des centrales syndicales ont réaffirmé leur attachement à la cause nationale du Sahara marocain, rappelant que sa défense constitue une responsabilité collective exigeant une vigilance permanente. Elles ont également exprimé leur solidarité avec le peuple palestinien et son droit à un État indépendant avec Al Qods pour capitale.

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite.

Par et
Le Desk Newsroom