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Grand angle

Olivier Roy: «Le fondamentalisme ne suffit pas à produire de la violence»

17.11.2016 à 16 H 29 • Mis à jour le 17.11.2016 à 16 H 50 • Temps de lecture : 6 minutes
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REPENSER L'ISLAM (3/10) — ENTRETIEN
Olivier Roy explicite, dans son dernier livre, sa lecture du djihadisme en termes « d’islamisation de la radicalité », pour saisir à la fois les effets boomerang de la « déculturation du religieux » et l’impact d’une terreur très moderne qui prospère sur la peur de l’islam

Entre le « ça n’a rien à voir avec l’islam » et le « cela a tout à voir avec l’islam », il existe un espace pour analyser la « profonde modernité dans la violence terroriste et djihadiste qui se déploie depuis une vingtaine d’années », juge Olivier Roy, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’Institut universitaire européen de Florence, qui vient de publier Le Djihad et la mort (Le Seuil).


Dans cet ouvrage bref et incisif, le chercheur précise sa thèse sur « l’islamisation de la radicalité ». Selon lui, noter « la transversalité d’une culture de violence ne revient pas à “exonérer” l’islam : le fait qu’ils [les djihadistes – ndlr] choisissent l’islam comme structure de pensée et d’action est fondamental ».

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