Industrien°37.Neo Motors joue sa dernière carte avec la micromobilité électrique
Lundi 15 mai 2023, Palais royal de Rabat. L’évènement qui se tient sur le parvis est censé marquer d’une pierre blanche l’histoire de l’industrie automobile marocaine : la présentation conjointe au roi Mohammed VI de la voiture fabriquée par le premier constructeur marocain et du prototype d’un véhicule à hydrogène développé par un Marocain.
Dans un accès d’enthousiasme, et parfois de zèle patriotique, la majorité des médias célébrait déjà la future production d’une auto à hydrogène vert et rouge et la naissance simultanée d’une marque automobile et d’une voiture 100 % marocaines.
L'illusion de rivaliser les grands constructeurs
Deux ans plus tard, le soufflé a eu le temps de retomber. Le HUV de NamX, qui n’a jamais été qu’un concept, ne passera sans doute jamais à la production, et son initiateur s’est depuis reconverti, entre autres, dans le consulting. Quant à Neo Motors, il est aujourd’hui contraint de revoir sa stratégie en profondeur pour assurer sa survie.
Car après un départ tonitruant et ultra-médiatisé, auréolé du coup de projecteur royal, l’entreprise avançait des objectifs extrêmement optimistes, pour ne pas dire fantaisistes : une production annuelle devant passer à 15 000 unités dans les trois ans, un taux d’intégration locale approchant les 65 % et des appétits commerciaux dépassant le marché local pour celui à l’export. Il était même question d’une introduction en bourse pour financer ce business plan pantagruélique.
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