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Le bloc notes de la rédaction

Festival

La diva Majida El Roumi clôture en grâce la 20e édition de Mawazine

29.06.2025 à 19 H 26 • Mis à jour le 29.06.2025 à 19 H 26 • Temps de lecture : 3 minutes
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Majida El Roumi a enchanté, samedi soir, le Théâtre Mohammed V de Rabat lors d’un concert majestueux donné en clôture de la 20e édition du Festival Mawazine – Rythmes du Monde. Accueillie en triomphe par un public conquis, la diva libanaise a livré une performance intense, mêlant classiques de son répertoire et hommages vibrants à la musique marocaine

La diva libanaise Majida El Roumi a offert, samedi soir, un concert d’exception au Théâtre National Mohammed V, renouant avec un public marocain fidèle et ému, à l’occasion de la clôture de la 20e édition du Festival Mawazine – Rythmes du Monde. Véritable légende vivante de la chanson arabe, l’artiste a fait une entrée magistrale sous les ovations et les youyous d’une salle comble, incarnant par son élégance et sa prestance l’aura d’une icône à la stature régionale et internationale.


Majida El Roumi, visiblement émue par l’accueil chaleureux du public marocain, a tenu à exprimer son amour profond pour le Royaume : « Je suis heureuse de retrouver ce public que j’ai toujours admiré pour sa sensibilité artistique et son raffinement. Le Maroc, son Roi et son peuple occupent une place à part dans mon cœur », a-t-elle confié, suscitant une salve d’applaudissements.


Dès les premières notes de Mily Ya Helwa Mily, titre sorti en 2018, l’artiste a captivé l’audience. Portée par la direction musicale du maestro Lubnan Baalbaki et accompagnée d’un orchestre somptueusement orchestré, elle a enchaîné avec une sélection de ses plus grands succès : Khodni Habibi, Aynak Layal Sayfiya, Esma' Qalbi, Am Yas’alouni Aleek Al-Nas, Ana Am Behlam, jusqu’à La Tas’al, qu’elle a brillamment interprétée sur une guitare électrique, dans une mise en scène moderne et audacieuse.


Mais c’est lors de l’interprétation poignante des classiques Kon Sadiqi et Kalimat que l’émotion a atteint son paroxysme. Debout, certains en larmes, les spectateurs ont accompagné la chanteuse dans un moment suspendu, réaffirmant le statut intemporel de ces morceaux dans la mémoire collective arabe.


La soirée, d’une durée de plus de deux heures, a également été marquée par une séquence inattendue et hautement symbolique : Majida El Roumi, drapeau marocain à la main, a interprété des extraits de chansons emblématiques du patrimoine national marocain. Sa reprise de Alach Ya Ghzali du regretté Maâti Benkacem et de Bint Bladi d’Abdelssadek Chekara a déclenché une véritable ovation, cristallisant la complicité entre les deux grandes écoles musicales, marocaine et libanaise, unies par une même passion pour l’art noble.


Née en 1956 à Kfarchima, Majida El Roumi est l’héritière d’une lignée artistique prestigieuse : son père, Halim El Roumi, fut lui-même un compositeur de renom. Depuis ses débuts, elle a su imposer une voix singulière et un répertoire raffiné, mêlant poésie, engagement et spiritualité. Avec treize albums à son actif, dont les incontournables Kalimat (1991), Rasa’il (1996) et Etazalt El Gharam (2006), elle demeure une figure incontournable de la scène musicale arabe.


Ce concert magistral a marqué la clôture en beauté de cette 20e édition de Mawazine – Rythmes du Monde, placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Pendant plus d’une semaine, Rabat et Salé ont accueilli une programmation foisonnante, alliant têtes d’affiche arabes et internationales, et confirmant une nouvelle fois la vocation du festival à faire dialoguer les cultures à travers la musique. La prestation de Majida El Roumi, toute en grâce et intensité, en aura été l’un des moments les plus mémorables.

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Le Desk Culture