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Le bloc notes de la rédaction

The Ancestors en performance sur la scène Bouregreg lors de la 21ᵉ édition du Festival Mawazine – Rythmes du Monde à Rabat
Concert

Mawazine : The Ancestors ouvrent la scène Bouregreg en réveillant l’âme africaine

20.06.2026 à 15 H 19 • Mis à jour le 20.06.2026 à 15 H 19 • Temps de lecture : 4 minutes
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Le groupe togolais a donné, vendredi soir, le coup d'envoi de la programmation africaine de la 21ᵉ édition du Festival Mawazine-Rythmes du Monde. Un show intense et spirituel, où les pulsations du reggae roots ont épousé les rythmes initiatiques d'Afrique de l'Ouest, pour une soirée placée sous le signe de la mémoire et de la communion

C'est par une cérémonie autant que par un concert que la scène Bouregreg a inauguré, vendredi soir, son cycle dédié aux musiques du continent. Le groupe togolais The Ancestors y a célébré l'âme africaine, offrant un show intense et ultra-rythmé, sublimé par une touche spirituelle et porté par les pulsations du reggae et les sonorités ouest-africaines.


Devant un public conquis, la formation a enchanté les festivaliers dans une ambiance des plus chaleureuses, alternant avec brio les instants de danse et les passages vocaux. Un baptême du feu réussi pour une scène qui, des rives du Bouregreg, accueillera dans les jours suivants quelques-unes des plus grandes signatures du continent.


Ramener le reggae à sa source

Pour comprendre la portée de la prestation, il faut remonter à sa genèse. Née d'une résidence artistique réunissant le Togo, la France et la Jamaïque autour de l'idée d'une « harmonie reggae aux racines africaines », la troupe, composée d'une quinzaine de musiciens — défend un projet à la fois identitaire et universel : ramener le reggae là où tout a commencé, dans la mémoire et la force spirituelle du continent.


C'est tout le sens de l'Ancestral Groove, signature musicale du collectif : une fusion puissante entre tambours traditionnels, chants rituels et sonorités contemporaines. Sur scène, cette alchimie a livré une prestation vivante, reliant mémoire, transmission et célébration collective. Le groupe a ainsi enflammé la scène du Bouregreg, démontrant que la modernité africaine puise sa force dans ses racines et le public leur a réservé un accueil exceptionnel.


Amen Jah Love, harangueur de foule

Tout au long de la soirée, les messages de paix, d'unité panafricaine et d'émancipation ont résonné fort sur les rives du fleuve. Le charismatique leader de la formation, Amen Jah Love, véritable harangueur de foule, n'a pas hésité à interagir longuement avec les festivaliers.


Dans un élan de fraternité, il les a invités à reprendre en chœur des refrains imprégnés d'espoir et de résilience, transformant l'esplanade en un immense rassemblement de communion humaine. Les drapeaux marocains et togolais, agités côte à côte dans les premiers rangs, ont parfaitement illustré cette rencontre interculturelle.


À l'issue du concert, plusieurs spectateurs, conquis par cette découverte musicale, ont exprimé ouvertement leur enthousiasme, saluant une performance « authentique  » et « chargée d'une énergie réparatrice ».


Une trajectoire internationale en pleine ascension

L'escale rbati intervient alors que The Ancestors confirment, de scène en scène, leur statut de révélation panafricaine. Quelques mois plus tôt, le collectif s'était distingué au festival Sauti za Busara, à Zanzibar, l'un des plus grands rendez-vous des musiques du monde sur le continent, où sa prestation avait forcé l'admiration des professionnels présents. Une dynamique qui fait de la formation togolaise l'une des ambassadrices les plus convaincantes d'une scène africaine décomplexée, fière de ses héritages et tournée vers l'avenir.


Bouregreg, vitrine des musiques du continent

Dédiée aux musiques africaines, la scène Bouregreg constitue l'un des six espaces de programmation de cette 21ᵉ édition, organisée par l'Association Maroc Cultures du 19 au 27 juin à Rabat et Salé. Après The Ancestors, l'affiche réunit une constellation de talents du continent, du Ghanéen Stonebwoy à la Malienne Oumou Sangaré, en passant par le légendaire Orchestra Baobab du Sénégal et le Tanzanien Diamond Platnumz, témoignant de la vitalité d'une création à la croisée des héritages traditionnels et des courants contemporains.


Placé sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, le Festival Mawazine continue de s'imposer comme un événement artistique mondial, réunissant de grandes stars internationales et arabes tout en mettant à l'honneur les talents marocains. Il incarne ainsi, soirée après soirée, les valeurs d'ouverture et d'échanges culturels à travers la musique.

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