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Festival

Myriam Fares et Aminux à Rabat : ferveur sonore entre énergie pop et passion R&B

27.06.2025 à 12 H 43 • Mis à jour le 27.06.2025 à 16 H 19 • Temps de lecture : 4 minutes
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Dans une soirée placée sous le signe de la fête et du partage, Myriam Fares et Aminux ont électrisé, jeudi soir, la scène Nahda à Rabat, lors de la 20e édition du Festival Mawazine - Rythmes du monde. Entre rythmes R&B marocains et pop libanaise, les deux artistes ont livré des prestations vibrantes saluées par un public en liesse

Dans une ambiance survoltée et conviviale, la scène Nahda à Rabat a vibré, dans la soirée du jeudi 26 juin, aux sons de deux figures emblématiques de la scène musicale arabe : la chanteuse libanaise Myriam Fares et l’artiste marocain Aminux. Un concert aux accents festifs, donné dans le cadre de la 20e édition du Festival Mawazine - Rythmes du monde, qui a su conjuguer ferveur populaire, virtuosité scénique et célébration des identités musicales du Maroc et du Liban.


Le coup d’envoi de cette soirée a été donné par Aminux, de son vrai nom Amine Tamri, enfant de Tanger et figure montante du R&B marocain. Dès les premières notes, le chanteur a su imposer son empreinte, enchaînant les tubes qui l’ont rendu célèbre auprès de la jeunesse marocaine. Bini w binek, Machi bhalhom, Ghanjibou ou encore L3ech9 lmamno3 ont été repris en chœur par une foule conquise, galvanisée par la présence charismatique du chanteur et la cadence soutenue des chorégraphies qui accompagnaient ses morceaux.


Artiste autodidacte, Aminux a fait ses premiers pas en 2007 dans un groupe local, avant de prendre son envol en solo. Son premier clip Tfat Al Chamaa, diffusé en 2013, lui a permis de se faire une place dans un paysage musical en pleine mutation. Fort d’un style mêlant sonorités urbaines, rythmes orientaux et énergie scénique, il incarne aujourd’hui une nouvelle génération d’artistes marocains à la croisée des influences.


Mawazine 2025 : Myriam Fares et Aminux enflamment la scène Nahda. Crédit: MAP


Après cette entrée en matière explosive, c’est une véritable star de la pop arabe qui a pris le relais : Myriam Fares, surnommée « la Reine de la scène », a livré une performance magistrale. Attendue avec impatience par ses fans, venus nombreux la soutenir, l’icône libanaise n’a pas déçu. Dès son apparition, elle a mis le feu à la scène Nahda, enchaînant ses plus grands succès avec une aisance déconcertante, dans une scénographie réglée au millimètre.


Accompagnée de danseurs et portée par une énergie inépuisable, Myriam Fares a alterné tubes festifs et moments plus intimes. Kifak Inta, Goumi, Nadini, Ana Wi Chouq, autant de titres repris avec ferveur par un public conquis, dont elle a su capter chaque mouvement, chaque émotion. Fidèle à ses racines, elle a intégré au cœur de son show des éléments du folklore libanais, notamment le Dabke, qu’elle a exécuté avec brio, tissant ainsi un lien entre modernité pop et traditions du Levant.


L’un des moments forts du concert a été sa reprise de Ga3 ga3 ya zoubida, interprétée avec une émotion palpable, en hommage au patrimoine musical marocain. Un clin d’œil salué par une salve d’applaudissements nourris, auquel elle a répondu par des mots chaleureux, remerciant le public marocain pour son accueil et son amour indéfectible.


Multipliant les interactions avec l’audience, dansant au rythme de la foule, Myriam Fares a prolongé cette communion par d’autres titres phares, dont Eih Elly Byehsal, Nifsi Aoulhalak, Maalesh et La Habibi, confirmant une nouvelle fois sa stature de showwoman hors pair, à la fois chanteuse, danseuse et performeuse complète.


Originaire de Kafar Shlal, dans le sud du Liban, Myriam Fares a entamé sa carrière très tôt, s’imposant dès les années 2000 avec des albums comme Nadini (2005) ou Bet'oul Eh (2008). Sa voix puissante, son éclectisme musical et sa capacité à réinventer son image en font l’une des figures les plus influentes de la scène musicale arabe contemporaine.


Placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, la 20e édition du Festival Mawazine se poursuit jusqu’au 28 juin. Avec une programmation d’exception, alliant figures internationales et icônes du monde arabe, Rabat et Salé continuent de vivre au rythme de la musique, transformées pour quelques jours en capitales culturelles ouvertes sur toutes les sonorités du monde.

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Le Desk Culture