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n°1001.Impôt sur la fortune immobilière : une mine fiscale qui échappe à l’État ?

24.10.2024 à 03 H 14 • Mis à jour le 24.10.2024 à 12 H 41 • Temps de lecture : 10 minutes
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Au moment où le Maroc multiplie les réformes sociales tout en menant le gigantesque chantier de la généralisation de la protection sociale, la mobilisation des ressources financières nécessaires est primordiale. L’introduction d’un impôt sur la fortune immobilière serait-elle un bon moyen pour répondre à cette problématique, tout en favorisant une fiscalité plus équitable ?

8,37 milliards de dirhams (MMDH) par an. Tel serait le manque à gagner pour l’État marocain, en termes de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), selon les estimations d’Abdelhak Kamal, professeur habilité en économie à la faculté d'économie et de gestion de l'Université Hassan 1er de Settat. Dans un rapport intitulé « Taxes foncières : opportunités manquées pour financer la protection sociale universelle au Liban, au Maroc et en Jordanie ? » publié cette semaine par l’Initiative arabe de la réforme, l’économiste argue de l’efficacité de cet impôt comme moyen pour contribuer au financement de la généralisation de la protection sociale au Maroc.


L’article propose l’instauration d’un IFI progressif ciblant les 5 % des propriétés les plus chères en valeur (à partir de 10 millions de dirhams), avec des taux allant de 0,5 % à 1,5 %. « Au vu de la distribution typique des valeurs immobilières, ces 5 % de la valeur totale du marché ne représenteront probablement pas plus de 0,45 % du total des propriétés, soit environ 36 000 des 8 millions de propriétés au Maroc », explique Kamal.

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