n°1188.Nouvelle aide au transport : la relance des subventions n’efface pas les craintes des opérateurs
Les frappes américano-israéliennes contre l'Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz — par lequel transite près d'un cinquième du pétrole mondial — ont provoqué une flambée immédiate des cours. Le Brent a bondi de plus de 8 % en quelques jours pour atteindre 85 dollars le baril dès le 3 mars 2026. Une semaine plus tard, il franchissait la barre symbolique des 100 dollars, un niveau inédit depuis la guerre en Ukraine en 2022. Le prix du gaz, lui, s'est envolé d'environ 50 %.
Pour un pays entièrement dépendant de l'importation d'hydrocarbures comme le Maroc, la mécanique est brutale : chaque hausse de 10 dollars du baril se traduit, selon les spécialistes du secteur, par une augmentation d'environ un dirham par litre de gasoil à la pompe. Sur le marché des produits raffinés, les cours Platts du gasoil ont bondi de 16 % en une seule journée au lendemain des frappes. Le signal était sans ambiguïté : les prix marocains allaient suivre.
Et ils ont suivi. Dès le 1er mars, les tarifs à la pompe ont augmenté de 0,25 dirham par litre — la deuxième hausse de l'année, après celle de février (+35 centimes sur le gasoil). Mais c'est dans la nuit du 15 au 16 mars que le véritable choc est survenu : +2 dirhams sur le gasoil, +1,44 dirham sur l'essence. Le litre de gasoil est passé d'environ 10,80 à près de 12,80 dirhams l'essence a grimpé jusqu'à 13,93 dirhams. En deux semaines, les Marocains ont vu les prix du gasoil augmenter de 2,25 dirhams et ceux de l'essence de 1,69 dirham. Pour les ménages comme pour les professionnels, le coup est rude.
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