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Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, et Donald Trump, président des États-Unis, lors de la signature de la charte pour la création du Conseil de Paix à Davos, le 22 janvier 2026.

n°1174.Pourquoi le Maroc n’a pas, ni n’a intérêt à verser 1 MM$ pour rester au « Board of Peace »

26.02.2026 à 13 H 06 • Mis à jour le 26.02.2026 à 14 H 34 • Temps de lecture : 6 minutes
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Une lecture attentive de la charte du Conseil de Paix (« Board of Peace ») de Donald Trump montre qu’aucune obligation ne contraint le Maroc à verser un milliard de dollars pour rester membre au-delà de trois ans. La clause financière ouvre un statut permanent, sans conditionner le maintien au sein du Conseil. La question de payer ne se pose pas en réalité pour Rabat

Depuis l’annonce du lancement du « Board of Peace » par Donald Trump, le 22 janvier à Davos, une lecture relayée par la presse et sur les réseaux sociaux suppose que le Maroc disposerait jusqu’au 22 janvier 2027 pour verser un milliard de dollars (MM $) s’il a l’ambition de « demeurer » au sein de ce Conseil. Cette interprétation repose sur l’article 2.2 de la charte rendue publique le 18 janvier. Or, l’analyse juridique du texte et le contexte diplomatique ne permettent pas de conclure à une telle obligation.


Ce que dit précisément l’article 2.2

L’article 2.2 organise trois éléments distincts : la représentation des États par leur chef d’État ou de gouvernement, leur engagement à soutenir les opérations du Conseil de Paix dans le respect de leur droit interne, et la durée du mandat, fixée à 3 ans à compter de l’entrée en vigueur de la Charte, renouvelable par le président du Conseil.


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