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n°241.Sahara : les enjeux du premier oral de Horst Köhler à l’ONU

22.11.2017 à 02 H 26 • Mis à jour le 22.11.2017 à 03 H 00 • Temps de lecture : 3 minutes
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L'Envoyé personnel du Secrétaire général prononcera ce 22 novembre son premier exposé devant le Conseil de sécurité sur le processus politique dans le conflit du Sahara occidental. Une première depuis l’adoption de la résolution 2351 encourageant les belligérants à reprendre les négociations. Un premier oral déterminant alors qu’il n’a pas été en mesure de visiter le siège de la Minurso à Laâyoune lors de sa tournée inaugurale dans la région

Les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies recevront ce 22 novembre un briefing lors des consultations sur la situation au Sahara Occidental. La Représentante spéciale du Secrétaire général et Chef de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) Kim Bolduc prononcera ce qui sera son dernier exposé à ce titre, puisqu'elle a récemment été nommée Représentante spéciale adjointe pour les Nations Unies Mission de stabilisation en République démocratique du Congo. L'Envoyé personnel du Secrétaire général, Horst Köhler, prononcera son premier exposé au Conseil sur le processus politique. La réunion devait initialement se tenir en octobre sous la présidence de la France, mais elle a été reportée pour permettre à Köhler, qui était dans la région à ce moment-là, d'en parler.


La réunion sera la première depuis que le Conseil a adopté à l'unanimité la résolution 2351, qui a renouvelé le mandat de la Minurso jusqu'au 30 avril 2018. La résolution appelait les parties au conflit à reprendre les négociations sous les auspices du Secrétaire général « sans conditions préalables, et de bonne foi pour faciliter une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable ». Il a également appelé les parties à faire preuve de la volonté politique de « travailler dans un climat propice au dialogue afin de reprendre les négociations », affirmant son plein appui à l'engagement du Secrétaire général et de son Envoyé personnel dans ce contexte « pour relancer le processus de négociation avec une nouvelle dynamique et un nouvel esprit menant à la reprise d'un processus politique qui permettra l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental ».


Premiers éléments attendus de la part Köhler

L'envoyé spécial Köhler, qui a été nommé le 16 août, devrait informer le Conseil de l'évolution du processus politique. Il a tenu dans ce sens une série de réunions de huit jours avec le Secrétaire général et les parties à New York en septembre et a effectué sa première visite dans la région en octobre. Cela comprenait une visite dans la partie du territoire située à l’est du berm de défense marocain et contrôlée de facto par le Polisario, mais pas à Laâyoune, chef-lieu du territoire contesté où la Minurso a son siège. Köhler s'est également rendu à Rabat et dans les pays voisins, l'Algérie et la Mauritanie. Les membres du Conseil seront intéressés à l’entendre au sujet de ses consultations. Les mises à jour de Köhler sur les positions des parties seront particulièrement intéressantes. Le 6 novembre, le roi Mohammed VI, a prononcé un discours sur l'anniversaire de la Marche verte dans lequel il a réitéré qu'il ne peut y avoir de solution à la question du Sahara occidental que dans le cadre de la pleine souveraineté marocaine, à travers l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc. En attendant, le Polisario maintient qu'un référendum avec l'indépendance comme option est la seule solution acceptable. Les membres du Conseil attendent donc de connaître quels sont les plans de Köhler pour la relance du processus politique, alors que les parties du conflit adoptent toujours des positions antagonistes.



La résolution 2351 demandait au Secrétaire général d'informer régulièrement le Conseil de sécurité, et au moins deux fois par an, de l'état d'avancement et des progrès des négociations sous ses auspices ainsi que de la mise en œuvre de la résolution du Conseil de sécurité dans les six mois suivant la nomination du nouvel Envoyé personnel. Au menu : les éventuels progrès vers une solution politique mutuellement acceptable, l'élaboration et la mise en œuvre des mesures de la performance de la Minurso, la réorganisation des structures et de son personnel, l'utilisation de nouvelles technologies pour réduire les risques, l’amélioration de la protection des forces et la mise en œuvre du mandat de la Minurso.


Il semble y avoir des divergences de vues parmi les membres du Conseil de sécurité sur le point de savoir si l'exposé du 22 novembre servira de briefing  bi-annuel régulier et de mise à jour six mois après la nomination du nouvel Envoyé personnel ou si une autre réunion devrait avoir lieu avant février prochain. Un point qui devrait être clarifié au cours de la réunion.

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