n°1108.Subventions aux cliniques privées : la sortie d’Amine Tehraoui en décalage avec la réalité des faits
Lors de son audition devant la Commission des secteurs sociaux à la Chambre des représentants, le 1er octobre, le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a affirmé avoir demandé « la fin des subventions d’investissement accordées aux cliniques privées », invoquant des « dérives » et une volonté d’assainir les pratiques d’un secteur jugé « déjà bénéficiaire de flux financiers garantis » via le système de protection sociale, notamment l’AMO Tadamon.
Une déclaration à portée politique dans le contexte tendu des contestations du mouvement GenZ212 et qui tranche avec la réalité des faits relatifs d’une part au processus institutionnel du dispositif d’investissement et d’autre part aux soutiens publics relevant de la couverture socio-médicale des citoyens.
Un secteur sans subventions directes
Dans les faits, aucune subvention directe n’est allouée aux cliniques privées. Les bilans financiers consultés auprès d’acteurs du secteur et confirmés par plusieurs sources proches du dossier ne révèlent aucune trace d’aide publique, ni à l’investissement ni à l’exploitation. Comme l’a affirmé, dans une lettre adressée au ministre, l’Association nationale des cliniques privées (ANCP), qui regroupe la grande majorité des cliniques privées et assimilées du pays, « aucune clinique privée membre de l’ANCP n'a bénéficié de telles subventions ni pour son fonctionnement ni pour ses équipements ».
Abonnez-vous pour continuer la lecture
à partir de 40 dh par mois
(facturé annuellement)
Choisir une offre
