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Coût
Dialogue social : 49,7 MMDH mobilisés pour soutenir le pouvoir d’achat à l’horizon 2027

28.04.2026 à 01 H 00 • Mis à jour le 28.04.2026 à 11 H 37 • Temps de lecture : 2 minutes
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Younes Sekkouri, ministre de l'Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l'Emploi et des Compétences, à la Chambre des représentants, le 27 avril 2026.

Le coût global des mesures issues du dialogue social atteindra 49,7 milliards de dirhams (MMDH) d'ici fin 2026 et début 2027, a annoncé ce lundi 27 avril à la Chambre des représentants le ministre de l'Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l'Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri. Un effort financier conséquent destiné à soutenir le pouvoir d'achat des citoyens et à réduire les disparités sociales.


Répondant à des questions orales sur les nouveautés du dialogue social, le ministre a rappelé que cette démarche repose avant tout sur une relation de confiance entre le gouvernement, les partenaires sociaux et le patronat, y compris les représentants du secteur agricole.


Dressant le bilan des mesures mises en œuvre, Sekkouri a indiqué que le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est passé de 14,81 à 17,9 dirhams (DH) de l'heure depuis le début du mandat gouvernemental, portant le salaire net d'environ 2 800 à 3 400 DH. Le salaire minimum agricole (SMAG) a, pour sa part, été relevé de moins de 1 900 à 2 400 DH à compter d'avril.


Le ministre a également évoqué la revalorisation générale des salaires de 1 000 DH, décidée « dans une conjoncture difficile  » après que cette hausse n'a pu aboutir en 2023. Dans le cadre du dialogue social sectoriel, quelque 325 000 fonctionnaires de l'éducation ont bénéficié d'augmentations comprises entre 1 500 DH en début de carrière et 5 000 DH en fin de parcours.


Le secteur privé n'est pas en reste, avec la révision de l'impôt sur le revenu qui se traduit par une hausse moyenne d'environ 400 DH pour les salariés, à laquelle s'ajoutent des réformes des retraites. Le nombre de jours de cotisation requis pour bénéficier d'une pension de vieillesse a notamment été ramené de 3 240 à 1 320 jours, avec possibilité de récupération des cotisations en cas de non-éligibilité.


Enfin, Sekkouri a annoncé qu'un amendement de l'article 193 du Code du travail, en faveur des agents de sécurité privée soumis à des journées pouvant atteindre 12 heures, sera soumis au prochain Conseil de gouvernement.

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