ConflitGuerre au Moyen-Orient : « L’Iran va être très durement frappé aujourd’hui », prévient Donald Trump
Le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran entre dans sa deuxième semaine dans un climat d’escalade verbale et militaire. Donald Trump a averti ce samedi que l’Iran serait « très durement frappé » dans la journée, affirmant que de nouvelles régions et groupes jusqu’ici épargnés pourraient désormais devenir des cibles. Sur son réseau Truth Social, le président américain a également réitéré son exigence d’une « capitulation inconditionnelle » du régime iranien, estimant que Téhéran est désormais « le perdant du Moyen-Orient » et pourrait rester affaibli pendant des décennies, voire s’effondrer.
Du côté iranien, le président Masoud Pezeshkian a présenté des excuses aux pays voisins pour les frappes iraniennes menées depuis le début de la guerre, tout en rejetant catégoriquement l’idée d’une reddition. Il a averti que l’Iran se réserve le droit de riposter contre tout pays depuis lequel il serait attaqué, visant implicitement les États du Golfe qui abritent des bases militaires américaines. Peu après son discours, des sirènes d’alerte ont retenti à Bahreïn et au Qatar, signe que les hostilités se poursuivent.
Sur le terrain, l’armée israélienne affirme avoir mené dans la nuit une vaste vague de frappes contre Téhéran et le centre de l’Iran, touchant notamment l’aéroport de Mehrabad. En parallèle, Israël a intensifié ses opérations contre le Hezbollah au Liban, bombardant à plusieurs reprises la banlieue sud de Beyrouth et menant un raid de forces spéciales dans l’est du pays, qui a fait au moins 41 morts selon les autorités libanaises.
Après un peu plus d’une semaine de guerre, le bilan humain se chiffre déjà à plusieurs centaines de morts en Iran et plus de 200 au Liban, tandis que des centaines de milliers de personnes ont été déplacées. L’ONU met en garde contre une possible crise humanitaire.
Le conflit commence également à produire des effets économiques et logistiques mondiaux. Le prix du pétrole américain a bondi d’environ 10 dollars en une journée pour atteindre près de 91 dollars le baril, son niveau le plus élevé depuis 2023, tandis que l’essence aux États-Unis a augmenté d’environ 14 %. Les perturbations touchent aussi le transport aérien : l’aéroport international de Dubaï a suspendu puis partiellement repris ses opérations après ce qui semble être une frappe de drone à proximité.
Dans ce contexte, la stratégie américaine reste incertaine. L’administration Trump oscille entre des objectifs militaires limités et l’idée plus large d’un renversement du régime iranien, tandis que la guerre continue d’entraîner de nouveaux acteurs régionaux et d’alimenter les tensions dans tout le Moyen-Orient.
©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite.
-
LE POINT A 13 H
-
-
-
LE RECAP DE 20 H

