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Diplomatie
Le Maroc refuse que la réponse d’Amnesty lui parvienne de sa directrice régionale

04.07.2020 à 21 H 41 • Mis à jour le 04.07.2020 à 21 H 41
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Ayant demandé à Amnesty International de lui répondre au sujet de son rapport portant sur la surveillance du journaliste Omar Radi, le Maroc vient de réagir ce 4 juillet à la lettre de l’ONG, par un communiqué de la Direction des Etudes juridiques et de la Coopération internationale au ministère d’Etat chargé des droits de l’Homme et des relations avec le Parlement.


Le communiqué précise que « la Directrice régionale n’en est ni le destinataire, ni le niveau auquel le Chef du Gouvernement s’est adressé », précise Hasna Tribak qui chapeaute cette direction. Elle rappelle que le Chef du gouvernement avait saisi la Secrétaire générale par intérim de l’Organisation, et non pas sa Directrice du Bureau régional MENA. « De même, il s’est adressé au siège à l’Organisation à Londres, et non pas au Bureau régional à Tunis », ajoute-t-elle.


Pourtant, comme précisé dans un article précédent, le Maroc, via son ambassade basée à Londres, s’était trompé de destinataire en adressant sa réponse à l’enquête d’Amnesty International à la section anglaise d’Amnesty, et non au Secrétariat international, d’où le retard de réponse de l’ONG. De plus, comme indiqué en en-tête de la correspondance, la réponse d’Amnesty émane bien de son Secrétariat international, même si la lettre est signée par la directrice régionale.


Toujours est-il que le Maroc attend une réponse de l’actuelle Secrétaire générale par intérim, Julie Verhaar, et non de Heba Morayef, la directrice régionale de la zone MENA.


Sur le fond, Hasna Tribak dit que l’ONG « se contente de rabâcher les mêmes allégations légères et accusations gratuites contenues dans le rapport, sans apporter de preuves scientifiques ou d’arguments objectifs ». Pour cela, le Maroc annonce toujours attendre des réponses… 


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