IAOracle ouvre à Agadir son deuxième centre de R&D au Maroc
Oracle a inauguré le 29 juin à Agadir son deuxième centre de recherche et développement au Maroc, prolongeant l'implantation ouverte à Casablanca et confirmant la stratégie du groupe américain de faire du Royaume une base de développement pour ses technologies cloud et d'intelligence artificielle destinées aux marchés internationaux. La cérémonie s'est tenue en présence du chef du gouvernement Aziz Akhannouch, de la ministre déléguée chargée de la Transition numérique Amal El Fallah Seghrouchni, du ministre délégué chargé de l'Investissement Karim Zidane, ainsi que de Simon de Montfort Walker, vice-président exécutif Industry Applications d'Oracle.
L'arrivée d'Oracle à Agadir traduit un double mouvement : la montée en puissance de l'éditeur au Maroc et une volonté affichée de sortir de la seule métropole casablancaise. Le groupe articule désormais sur le territoire une région Oracle Cloud opérationnelle à Casablanca, une seconde région annoncée à Settat et deux hubs de R&D, à Casablanca puis à Agadir. Oracle se présente comme le seul grand fournisseur cloud à combiner au Maroc infrastructure souveraine, recherche avancée, innovation en intelligence artificielle et investissement dans les compétences locales, un positionnement qu'il met au service de l'ambition marocaine de s'ériger en pôle régional de l'IA.
Le centre gadiri doit concentrer ses travaux sur Oracle Cloud Infrastructure, les applications dopées à l'intelligence artificielle, les plateformes de données et les solutions sectorielles. Doté d'espaces collaboratifs, d'environnements de développement et de laboratoires d'innovation, il a vocation à porter la recherche, l'expérimentation et le développement de produits du portefeuille cloud et IA du groupe, tout en ouvrant des débouchés à des ingénieurs, développeurs et chercheurs marocains. En reliant les opérations de Casablanca et d'Agadir, Oracle entend bâtir un réseau d'innovation réparti entre plusieurs villes, destiné à élargir son accès aux talents et à consolider le pays comme destination technologique pour l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Europe.
Le projet s'inscrit dans la feuille de route « AI Made in Morocco » portée par le gouvernement, qui voit dans ces implantations la preuve de l'attractivité des régions du pays pour des investissements technologiques à forte valeur ajoutée. Pour Aziz Akhannouch, le choix d'Agadir conforte la reconnaissance du Maroc comme « plateforme crédible, compétitive et attractive » pour la R&D et les technologies avancées, adossée à un vivier de talents et à des institutions académiques solides. Amal El Fallah Seghrouchni y voit un signal de la capacité du Royaume à capter des investissements stratégiques et à se positionner en hub numérique reliant l'Afrique, l'Europe et le Moyen-Orient, tandis que Karim Zidane insiste sur la dimension territoriale d'une décentralisation de l'innovation au-delà de Casablanca.
Du côté d'Oracle, Simon de Montfort Walker relie l'ouverture d'Agadir à la « confiance » du groupe dans les talents marocains et dans un écosystème d'innovation en expansion, après ce qu'il décrit comme le lancement réussi du centre casablancais. Reste que l'annonce, livrée sans chiffrage public des effectifs ni du montant investi, vaut d'abord comme jalon stratégique : celui d'un acteur du cloud qui inscrit le Maroc, et désormais plusieurs de ses villes, dans la cartographie mondiale de sa recherche.
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