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France
Le parquet demande un procès pour le député M’Jid El Guerrab

11.02.2020 à 12 H 38 • Mis à jour le 11.02.2020 à 12 H 41
Par AFP

Le parquet de Paris a requis mi-décembre le renvoi en correctionnelle du député ex-LREM M’jid El Guerrab, qui avait agressé de deux coups de casque de moto le responsable PS Boris Faure en 2017, a appris l’AFP lundi de sources concordantes.


Dans son réquisitoire définitif, le parquet de Paris a réclamé un procès contre M’jid El Guerrab pour violences avec arme par destination ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours, un délit pour lequel il encourt jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.


Dans son réquisitoire, consulté par l’AFP, le parquet fait état de « divers témoignages (qui) s’accordent sur l’extrême violence des coups » portés par M’jid El Guerrab.


La décision finale concernant la tenue d’un éventuel procès appartient désormais au juge d’instruction en charge de l’enquête.


Le 30 août 2017, à Paris, Boris Faure, alors premier secrétaire PS de la Fédération des Français de l’étranger, avait été frappé à la tête de deux coups de casque par M’jid El Guerrab, alors député LREM des Français de l’étranger.


Il avait dû être opéré en urgence dans la nuit, son pronostic vital ayant été « engagé » selon une expertise médicale.


Les deux hommes nourrissaient un contentieux né du départ fin 2016 du PS de M’jid El Guerrab qui a rallié La République en marche.


« M. El Guerrab a répondu à une violence qui lui a été faite. Il le regrette amèrement et il a présenté ses excuses à monsieur Faure lors de la confrontation », a réagi son avocat Yassine Yakouti.


M’jid El Guerrab avait ainsi porté plainte en retour pour « violences volontaires sur une personne chargée d’une mission de service public et outrages », assurant que Boris Faure lui avait tordu un poignet et l’avait « insulté ».


Le député a dénoncé aussi des « menaces de mort » venant de Boris Faure, ce dernier ayant reconnu avoir souhaité la « mort politique » de son opposant.


Face au tollé, M’jid El Guerrab avait démissionné du parti présidentiel sans pour autant abandonner son mandat parlementaire, malgré les appels pressants de son camp.

Par AFP
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