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Les déversements polluant le littoral de la plage Paloma ont repris de plus belle

12.09.2020 à 00 H 14 • Mis à jour le 12.09.2020 à 00 H 14
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Depuis le 9 septembre, les deux égouts qui donnent directement sur la plage ont de nouveau déversé des eaux douteuses. Le flux s'est intensifié ce 11 septembre. Comme constaté sur les lieux par Le Desk, ces déversements inexpliqués d’eaux usées sur la plage Paloma qui menacent la santé des riverains tout comme l'écosystème naturel du littoral on repris.

En mai dernier, les habitants de la commune urbaine de Ain Harrouda (Casablanca), plus spécialement ceux résidents à Paloma Beach dénonçaient déjà une « catastrophe écologique ». Comme constaté sur les lieux par Le Desk, un déversement inexpliqué d’eau eaux usées sur la plage Paloma menace la santé des riverains tout comme l’écosystème naturel du littoral. D’après nos sources, les eaux usées proviendraient d’une unité industrielle située à Chellalate.


Le 23 mai, la Société d’Aménagement de Zenata (SAZ) en charge du développement de la ville nouvelle éponyme était sortie de son silence, reconnaissant le caractère « anormal » de ces déversements. Elle précisait qu’à l’origine de cette pollution marine des tunnels « acheminent vers la plage de Paloma les excédents d’eau de pluie en provenant des bassins amont de Chellalate ».


Le tunnel d'évacuation donne directement sur la plage. Mohamed Drissi Kamili / Le Desk


Ces tranchées ne sont destinées qu’à l’évacuation des eaux pluviales. La SAZ ajoutait alors que « les autorités compétentes sont en train d’examiner ce fait, dont l’origine provient de branchements illicites sur le réseau d’assainissement de Chellalate, pour y apporter des solutions appropriées dans les meilleurs délais ».


Des tranchées destinées aux eaux pluviales déversent les eaux polluées dans la mer. Mohamed Drissi Kamili / Le Desk

 

Les riverains, cependant ne se satisfont pas de cette explication qui ne pointe pas nommément une unité industrielle, responsable de cette situation attentatoire à l’environnement.


Un regard ouvert à proximité des cabanons. Mohamed Drissi Kamili / Le Desk


Ils ajoutent qu’en plus de ces branchements illicites, c’est l’infrastructure inachevée du regard qui donne directement sur la plage qui est mise en cause.


Des pelleteuses de la commune de Ain Harrouda couvrent de sable les tranchées. Mohamed Drissi Kamili / Le Desk


Alertées, les autorités locales se sont empressées de couvrir les tranchées par des pelletées de sable.


Plus de trois mois plus tard, rien n’a été entrepris pour endiguer la pollution. Depuis le 9 septembre, les deux égouts qui donnent directement sur la plage ont de nouveau déversé des eaux douteuses. Le flux s’est intensifié ce 11 septembre. Comme constaté de nouveau sur les lieux par Le Desk, ces déversements inexpliqués d’eaux usées sur la plage Paloma qui menacent la santé des riverains tout comme l’écosystème naturel du littoral, ont repris de plus belle… 

Par @meddrissi
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