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PLF 2017Mohamed Boussaïd table sur une hausse du taux de croissance à la mi-2017

28.04.2017 à 15 H 54 • Mis à jour le 28.04.2017 à 15 H 54
Par Issam El Yadari
Les postulats sur lesquels repose le projet de loi de finances 2017, notamment ceux fixant le taux de croissance à 4,5 %, pourraient être revus à la hausse à la fin de la première moitié de l’année en cours, a indiqué, le ministre de l’Économie et des Finances

Le ministre de l’Économie et des Finances, Mohamed Boussaïd, a exposé, jeudi à Rabat, les grandes lignes du projet de loi de finances 2017 (PLF), lors d’une séance plénière conjointe de la chambre des Représentants et la chambre des Conseillers.


Lors de cette séance, qui s’est déroulée en présence du chef du gouvernement, Saâdeddine El Otmani et plusieurs membres du gouvernement, Boussaïd a rappelé le contexte particulier de l’élaboration de ce projet qui a été marqué par la fin du mandat du gouvernement précédent, l’organisation des élections législatives et les longues consultations qui les ont suivie, ce qui a impliqué l’adoption de deux décrets relatifs à l’affectation des crédits nécessaires à la marche des services publics et à l’exercice de leur mission et au recouvrement de certaines ressources, conformément aux dispositions législatives et organisationnelles en vigueur et ce, suite à la non-adoption du PLF avant la fin de 2016.


Le ministre a également souligné que le gouvernement a veillé à la mise en œuvre du budget de l’État avec toutes ses composantes, y compris le budget de l’investissement, de sorte à poursuivre la concrétisation de tous les programmes et chantiers, notant que les dépenses de l’investissement du budget général ont atteint un taux de réalisation record de 75 %, à fin de 2016.


Un mise en oeuvre du budget à rythme normal

Boussaid a ajouté que la mise en œuvre du budget de 2017, dont les crédits ont été affectés par décret, se fait à un rythme normal, y compris pour les dépenses d’investissement.


Il a également relevé que le PLF tire son importance « de son rôle de trait d’union entre les acquis politiques et constitutionnelles, en plus des équilibres macroéconomiques, du lancement des grands chantiers, de la structuration des infrastructures, du traitement des défaillances sociales et de la réduction des disparités, d’une part, et les exigences de la consolidation de ces acquis en vue de gagner le pari de l’avenir dans un contexte mouvementé, marqué par plusieurs contraintes et défis ».


Le PLF s’appuie sur des piliers essentiels, qui consistent en l’accélération du changement structurel de l’économie nationale et le renforcement de sa compétitivité, la promotion de l’investissement privé, la réhabilitation du capital humain et le renforcement des mécanismes de gouvernance institutionnelle, a-t-il affirmé.


Les postulats sur lesquels repose le projet de loi de finances 2017 (PLF), notamment ceux fixant le taux de croissance à 4,5 %, pourraient être revus à la hausse à la fin de la première moitié de l’année en cours, a indiqué, le ministre de l’Économie et des Finances.


La révision prévue concerne également les hypothèses de réduction du déficit budgétaire à 3 % du produit intérieur brut (PIB) et la maîtrise de l’inflation à hauteur de 1,7 %, a affirmé Boussaïd lors d’une séance plénière conjointe de la chambre des Représentants et la chambre des Conseillers, consacrée à la présentation des grandes lignes du PLF.


190 MMDH alloués aux grands projets d’infrastructure

Concernant les plus importantes mesures proposées par le PLF, le ministre a cité, notamment, le renforcement de la dynamique de l’investissement public, en consacrant 190 MMDH pour le parachèvement des grands chantiers d’infrastructure et la mise en œuvre des stratégies sectorielles, outre l’appui de l’investissement privé, à travers la mise en œuvre du plan de réforme de l’investissement, l’adoption de mesures incitatives en faveur des investisseurs et des entreprises d’export et poursuivre la modernisation du secteur financier, à travers la diversification des outils et des marchés financiers ouvert aux investisseurs et aux entreprises.


Ces mesures portent également sur la promotion de l’emploi, à travers la création de 23 768 postes budgétaires, en plus de 11 000 postes en faveur des académies régionales d’éducation et de formation, dans le cadre de l’opération visant le recrutement des enseignants contractuels, et ce pour surmonter le problème d’encombrement au sein des établissements scolaires, a-t-il précisé.


Cette opération a permis le recrutement de 10 929 d’enseignants contractuels, exerçant actuellement dans différents établissements répartis sur l’ensemble du territoire national, a-t-il soutenu, notant que le montant global de cette opération s’élève à environ 1 MMDH, une somme qui sera affectée au budget du secteur d’enseignement.


Dans le même cadre, le PLF prévoit l’exonération permanente de l’IR pour les bourses de stage, à la limite de 6 000 dirhams, le soutien de la dynamique d’auto-entreprenariat, l’activation du fonds de promotion et d’accompagnement de la création des entreprises débutantes et des projets innovateurs, en allouant 500 MDH, outre la mise en œuvre du programme de réhabilitation du monde rural, des zones de montagne et des régions enclavées.


Selon Boussaid, le PLF-2017 accorde une importance particulière à poursuite du chantier de la régionalisation avancée, à travers le renforcement des ressources financières des régions, en revoyant à la hausse leur part des recettes fiscales sur les entreprises et le revenu, de 2 % à 3 %, en plus de subventions financières du budget général, estimées à 2 MMDH, soit un total de 5,2 MMDH qui sera destiné à ces régions, pour leur permettre d’exercer leur attributions et jouer le rôle qui leur revient en matière de développement économique, social et culturel.


Le PLF alloué les crédits nécessaires pour le parachèvement de la mise en œuvre du modèle de développement des provinces du Sud «  visant à déclencher une nouvelle dynamique de développement dans cette région, en plus des crédits et postes budgétaires à même de permettre à l’administration de Sûreté d’exercer ses fonctions comme il se doit »

Par Issam El Yadari
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