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PolitiqueQuotient électoral: El Otmani dit niet aux «héritiers de Youssoufi»

18.10.2020 à 00 H 58 • Mis à jour le 18.10.2020 à 00 H 58
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A Fès, lors d’une réunion d’étude consacrée le 17 octobre au débat sur les lois électorales, Saâdeddine El Otmani, en sa qualité de secrétaire général du PJD, a rejeté tout projet de modification du quotient électoral sur la base des électeurs inscrits dans une circonscription et non plus sur le suffrage exprimé

Le site officiel du PJD a rapporté ce 17 octobre que Saâdeddine El Otmani, en sa qualité de secrétaire général du parti, a participé à un conclave organisé par son instance régionale à Fès consacré à l’élaboration des lois électorales, durant lequel il a, de nouveau, exprimé son opposition à toute modification du quotient électoral sur la base des électeurs inscrits dans chaque circonscription au lieu du suffrage exprimé.


Il a ainsi exprimé son « profond regret » qu’une grande partie du débat concernant la préparation des prochaines élections soit « une discussion qui calcule les sièges et surveille si le PJD gagnera la première, la deuxième ou la troisième place, une discussion sur ce que le parti gagnera et ce qu’il perdra ».


Otmani, qui s’exprimait lors de la séance d’ouverture de cette réunion d’étude sur les lois électorales, a affirmé : « Il faut garder à l’esprit, tout d’abord, de renforcer les organes de médiation, et d’être confiants et capables de contribuer à un développement plus démocratique de notre pays et plus de stabilité (…) », soulignant que « notre pays ne doit pas être influencé par les propositions de bricolage pour entraver un certain parti politique ».


La position du PJD est claire concernant le calcul du dénominateur électoral sur la base du nombre d’inscrits, ajoutant : « Nous avons dit et répété à plusieurs reprises (…) nous rejetons l’augmentation du nombre de sièges à la Chambre des représentants ».

 

Le secrétaire général du PJD et chef du gouvernement a également regretté le fait « que certains partis politiques, médias ou autres lobbys ne traitent pas ce moment avec cette logique », affirmant que « les attaques contre le PJD ou ses dirigeants sont parfois exposées à des mensonges et de fausses nouvelles, et parfois en déformant son discours en le coupant-collant ». « Cela ne découragera pas le PJD ni ne diminuera sa détermination à poursuivre son chemin (…) », a-t-il martelé.


Des « subterfuges » de la part de l’USFP…

Il a surtout qualifié d’iconoclaste la position actuelle de « certains partis », dont principalement l’USFP, qui par la voix de son premier secrétaire, Driss Lachgar, réclame cet amendement, rappelant qu’en 2002, Feu Abderrahmane Youssoufi, alors Premier ministre, avait mis en place ces modalités avec le soutien de la Koutla de l’époque… 


« Ils constituaient alors la majorité gouvernementale, alors que nous étions dans l’opposition », a-t-il lancé, fustigeant les « héritiers de Youssoufi » et les autres formations politiques qui « cherchent aujourd’hui à manœuvrer contre le PJD par des subterfuges afin de remporter les législatives de 2021 ».



El Otmani a indiqué que le cadre régissant les positions du parti dans la préparation des prochaines élections est, avant tout, de « rehausser le niveau de confiance dans les institutions et d’éviter de nouvelles réticences politiques, car il nuit à la participation politique et électorale et au processus démocratique et à la crédibilité des institutions élues ».

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